Des voyageurs attendant avec leurs baggages à l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), le 29 juillet 2024. Photo Olivia Lepoidevin
La frappe meurtrière samedi dernier sur un terrain de football à Majdel Chams, dans le Golan syrien annexé par Israël, a ouvert une nouvelle séquence de violences dans le sillage de la guerre de Gaza, qui oppose l’État hébreu au mouvement palestinien Hamas depuis le 7 octobre 2023 et dans laquelle Le Hezbollah au Liban-Sud, les houthis au Yémen, et les milices pro-iraniennes en Syrie et en Irak se sont impliqués.
Dans ce chaos ambiant, les compagnies aériennes qui ont dans leur grande majorité continué à desservir l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) au cours des derniers mois ont pris de nouvelles mesures, soit en suspendant leur desserte, en réduisant la fréquence de leurs vols, ou en évitant autant que possible de voler la nuit pour des raisons de sécurité.
Certaines ont déjà étendu leurs mesures sur des périodes définies qui sont susceptibles d’être prolongées, tandis que d’autres ont préféré réagir au jour le jour. Turkish Airlines, par exemple, n'a pas fait d’annonce particulière mais a annulé un vol prévu mercredi en maintenant un autre arrivé à bon port jeudi matin. Egypt Air, qui faisait partie des compagnies ayant annulé des vols dans la nuit de dimanche à lundi, a fait atterrir un vol à Beyrouth mercredi. La Royal Jordan a suspendu ses vols vers Beyrouth lundi et mardi avant d'annoncer mercredi soir qu'elle les reprenait dès jeudi matin.
Il n'y a pas que l'AIB qui fait les frais de la précarité de la situation sécuritaire. Les compagnies américaines United Airlines et Delta ont annoncé mercredi soir qu'elles suspendaient leurs vols à destination de Tel Aviv, pour des raisons de sécurité, selon des déclarations relayées par des médias américains puis par l'agence Reuters.
Air France et Transavia
Les compagnies aériennes Air France et Transavia ont décidé de prolonger la suspension de leurs vols vers Beyrouth jusqu'à samedi inclus « en raison de la situation sécuritaire », a annoncé mercredi leur maison mère, Air France-KLM.
Air France « prolonge la suspension de ses liaisons entre Paris-Charles de Gaulle et Beyrouth (effective depuis le 29 juillet 2024) jusqu'au 3 août 2024 inclus », a indiqué un porte-parole, en précisant que cette mesure s'appliquait aussi à Transavia France, compagnie low-cost du groupe franco-néerlandais.
Mardi après-midi, Air France-KLM avait pourtant annoncé que ses compagnies prévoyaient de reprendre mercredi la desserte de Beyrouth, initialement suspendue lundi sur fond de craintes d'une escalade militaire. Selon le groupe, « la reprise des opérations sera soumise à une nouvelle évaluation de la situation sur place ».
« Des mesures commerciales sont en place, permettant aux clients en possession d'une réservation pour des vols de/vers Beyrouth prévus avant le 11 août 2024 inclus de reporter ou d'annuler leur voyage sans frais », selon la même source. Air France assure habituellement une liaison quotidienne entre Paris et Beyrouth, tandis que Transavia relie de son côté le Liban depuis Paris (8 vols par semaine), ainsi que Marseille et Lyon.
Le groupe Lufthansa
Le premier groupe aérien européen, Lufthansa, a annoncé la suspension de tous ses vols vers Tel-Aviv de jeudi soir jusqu'au 8 août inclus et prolonge la suspension de ses liaisons vers Beyrouth d'une semaine, soit jusqu'au 12 août inclus. Cette décision concerne trois compagnies appartenant au groupe allemand : Lufthansa, Eurowings et Swiss. Lufthansa assure d'habitude via ces trois compagnies des liaisons régulières vers le Liban. Le groupe a, dans ce contexte, interrompu à plusieurs reprises ces derniers mois ses voyages dans la région depuis le début du conflit.
« En raison de l'évolution actuelle, Lufthansa adapte à nouveau ses conditions au Proche-Orient », a indiqué dans un courriel à l'AFP un porte-parole du groupe allemand, qui avait déjà annoncé lundi qu'il suspendait ses vols vers Beyrouth jusqu'au « 5 août inclus », en raison des craintes d'un embrasement militaire entre Israël et le Hezbollah.
Aegean Airlines
La compagnie aérienne grecque Aegean Airlines a annoncé mardi qu'elle annulait ses vols vers Beyrouth jusqu'au 1er août, en raison de la situation sécuritaire dans le pays. « Nous évaluons constamment l'évolution de la situation en suivant les instructions des autorités compétentes », a déclaré la compagnie dans un communiqué.
Aegean Airlines opérait trois vols par semaine pour rallier la capitale libanaise.
Le groupe Emirates
La compagnie aérienne Emirates a fait savoir mercredi que les voyageurs qui transitent par Dubaï pour se rendre à Beyrouth ne pourront pas prendre leur vol jeudi et vendredi. En revanche, les passagers qui commencent leur voyage à Dubaï ou à Beyrouth pourront voyager, a déclaré la compagnie aérienne dans une mise à jour. Emirates propose habituellement trois vols par jour reliant Beyrouth à Dubaï, selon les informations disponibles sur son site de réservation.
Flydubai, compagnie émiratie low-cost appartenant au même groupe, a annoncé mardi qu’elle limitait à deux au lieu de trois le nombre de ses vols quotidiens desservant Beyrouth, et ce jusqu’au 2 août.



ces compagnies sont de pair avec les agresseurs? elles savent tout...
18 h 01, le 02 août 2024