La localité de Tair Harfa, au Liban-Sud, sous le feu d’Israël, le 25 juillet. Kawnat Haju/AFP
Le représentant permanent de la France à l’ONU, Nicolas de Rivière, a exprimé « l’inquiétude » de son pays quant à une détérioration de la situation le long de la frontière entre le Liban et Israël. Il a affirmé, dans la nuit de mercredi à jeudi, avant une réunion de consultations du Conseil de sécurité sur la résolution 1701 (2006), que Paris « reste engagé à trouver une solution diplomatique en vue d’une désescalade qui permettrait d’éviter une guerre totale (...). Les conséquences d’un tel conflit seraient insupportables et catastrophiques pour les deux pays, ainsi que pour la région ». « Il est nécessaire que toutes les parties observent une retenue et respectent leurs engagements vis-à-vis des lois humanitaires internationales, inclus la protection des civils », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.
« Erreur de calcul »
Lors de la même réunion, la coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a estimé que « le Liban et la région sont toujours dans un danger imminent, mais la solution diplomatique reste possible ». « Je crains que toute erreur d’appréciation d’une des deux parties ne mène à un conflit plus large qui toucherait toute la région », a-t-elle prévenu, disant « faire tous les efforts » pour inciter les deux parties à la désescalade. « L’application de la 1701 est la seule voie vers la sécurité durable », a-t-elle insisté. Le porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, Andrea Tenenti, a lui aussi regretté « l’escalade qui continue ». « Nous mettons en garde contre le risque d’une erreur de calcul qui pourrait nous mettre face à un danger imminent. Il y a toujours une possibilité de solution politique entre le Liban et Israël », a-t-il mis en garde.
Sur le terrain, le Hezbollah a annoncé jeudi la mort d’un de ses combattants, Abdallah Faqih, 24 ans, originaire de Rab el-Talatine. Faqih a été tué dans une frappe de drone contre sa maison dans cette localité. Cette attaque a également fait trois blessés. En outre, des avions de combat israéliens ont mené un raid sur Aïta el-Chaab et un autre sur Aïtaroun, tandis que des drones ont lancé deux missiles sur des maisons dans le village de Kabrikha. Des tirs d’obus ont touché Meis el-Jabal, Kfarhamam, Aïtaroun, Tair Harfa, Yarine et Houla. La Défense civile a annoncé de son côté que ses membres ont dû se retirer des environs du village de Kfarchouba, dans une zone appelée Midan el-Kalb, où ils éteignaient un incendie vers 5h du matin, suite au lancement de deux obus israéliens à proximité de l’endroit où ils se trouvaient.
Un message au Hezbollah
Le Hezbollah a, quant à lui, annoncé pas moins de 9 attaques contre Israël. Il a ainsi affirmé avoir pris pour cible des soldats israéliens rassemblés à Horch Baraam, en face de Houla, et d’autres déployés à Har Adir, au sud de Rmeich. Il a dit également avoir visé des bâtiments utilisés par des soldats israéliens à Manara, face à Houla, et à Chtoula, face à Aïta el-Chaab. Il a également revendiqué une attaque aérienne avec un escadron de drones sur l’emplacement d’artillerie du 411e bataillon à Naveh Ziv de la 288e brigade de feu en réponse à la frappe israélienne sur Rab el-Talatine. « La frappe a atteint sa cible avec précision et causé des blessures dans les rangs des soldats », selon un communiqué du parti.Dans ce contexte explosif, le commandant de l’armée de l’air israélienne a affirmé que l’attaque menée samedi contre les houthis à Hodeïda visait aussi « le Hezbollah et l’Iran ». « L’attaque qui a visé les houthis (en réponse à une frappe de drone sur Tel-Aviv) est un message en direction de tout le Moyen-Orient, ainsi que du Hezbollah et de l’Iran », a affirmé Tomer Bar, selon des propos rapportés par le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee. S’exprimant depuis le nord d’Israël au sujet de la guerre de Gaza, il a précisé que « la responsabilité de l’armée de l’air est de mettre en œuvre les plans opérationnels dans leur intégralité ». « Tout au long de la guerre, nous maintenons une capacité qui nous permet, si la guerre devait éclater dans le Nord et avec l’Iran, d’être capables » de la mener, a-t-il poursuivi. Il s’exprimait depuis la base aérienne de Ramat David, photographiée deux jours plus tôt par un drone du Hezbollah. « Nous agirons de manière aussi décisive que possible contre un ennemi que nous connaissons », a-t-il ajouté, affirmant qu’« il y aura des surprises ». Et de conclure : « Nous sommes prêts pour la guerre. » L’armée israélienne a d’ailleurs annoncé que les préparatifs pour « une grande manœuvre terrestre au Liban » sont achevés. La radio israélienne a précisé que l’armée prépare, avant la manœuvre terrestre au Liban, des opérations aériennes puissantes.


La France parle d’une solution démocratique au Liban? Comment est ce possible de parler de démocratie lorsque ce pays usurpé par une milice au service d’un pays étranger est aux manœuvres pour faire voter toute solution de paix? Ils sont incapable d’obliger une simple milice vendue de déposer les armes depuis plus de trois décennies et laissent faire jusqu’au point de non retour tout en s’échinant à vouloir circoncire cette guerre qui devient incontrôlable à cause de l’arsenal militaire fourni gratis à une milice pour semer la mort et rien d’autre pour pouvoir dominer la région par la terreur
11 h 08, le 27 juillet 2024