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Ces admirables combattants

Chère lectrice, cher lecteur,

Le terme de « résistance culturelle » est tellement galvaudé qu’il est sur le point de rejoindre le mot « résilience » sur le podium des « expressions à honnir » ou qui en horripilent plus d’un.

Et pourtant.

De toute son histoire récente, le Liban a sans doute le plus besoin aujourd’hui de cette forme de résistance. Il ne s’agit pas uniquement d’un enjeu social, mais il est devenu crucial. Essentiel. Vital.

Il faut dire, heureusement, que la ténacité des combattants force l’admiration. Qu’ils soient organisateurs de grands festivals comme celui de Beirut Holidays, de Byblos ou encore de Baalbeck – qui mérite une mention à part compte tenu de son emplacement géographique dans une région touchée sporadiquement par les frappes israéliennes – ; ou que ce soit une initiative individuelle comme cet artiste qui a transformé sa maison en salon littéraire, ciné-club, galerie et espace de rencontres artistiques ; ou ces gérants de salles de théâtre ou de spectacles qui se mettent un point d’honneur à offrir une programmation continue.

Plus que la célébration d’une certaine joie de vivre, c’est de la diversité culturelle, linguistique, dont il est question. C’est l’urgence de souligner « l’importance cruciale de la culture comme catalyseur d’unité et de paix », comme l’a si bien noté Nayla de Freige pour expliquer l’organisation d’une soirée symbolique du Festival de Baalbeck au théâtre Caracalla, à Horch Tabet, le 29 août.

L’objectif est clair : tenir, vent debout, contre les terreurs et menaces tous azimuts.

La culture, entre nos mains, est au service de tous. Et pour tous…

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel 

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