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Politique - Conflit Au Liban-Sud

La famille de Issam Abdallah demande aux Nations unies d'enquêter sur sa mort

La demande déposée par un cabinet d'avocats basé au Royaume-Uni expose « de solides motifs permettant de conclure que le meurtre de Issam constitue un crime de guerre ». 

La famille de Issam Abdallah demande aux Nations unies d'enquêter sur sa mort

Le journaliste de l'agence Reuters, Issam Abdallah, tué le 13 octobre 2023 au Liban-Sud. Reuters/Yara Abi Nader

La famille du journaliste libanais Issam Abdallah, tué le 13 octobre 2023 par des tirs de chars israéliens alors qu'il était en reportage au Liban-Sud, a demandé à la Commission internationale indépendante des Nations unies chargée d’enquêter dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et en Israël (COI), de mener l'enquête sur cette mort, selon un communiqué de Daughty Street Chambers, un cabinet d'avocats basé au Royaume-Uni.

La plainte qualifie la mort de Issam Abdallah de « crime de guerre » et recommande le dédommagement de la famille du journaliste par Israël.

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Présentée récemment par les avocates Tatyana Eatwell, Jennifer Robinson et Nikila Kaushik au nom de la famille de Abdallah, la demande expose de « solides motifs permettant de conclure que son meurtre constitue un crime de guerre, et soulève de graves préoccupations concernant les preuves d'une pratique de longue date consistant à cibler délibérément des journalistes par l'armée israélienne, en toute impunité », indique le texte publié en ligne.

Compensation

La plainte demande à la COI de « mener sa propre enquête sur les circonstances de l'assassinat » et de «recommander à Israël d'accorder une réparation à la famille de Issam».  Les avocates appellent, par ailleurs, « Israël et le Liban (...) à mener des enquêtes sur ces circonstances et à poursuivre les responsables ». Elles demandent également à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) de publier le rapport de son enquête.

Issam Abdallah, un journaliste de l'agence Reuters âgé de 37 ans, a été tué en octobre dernier par une frappe israélienne aux abords du village libanais de Alma el-Chaab, situé à 1,2 km de la frontière. Six autres reporters qui se trouvaient sur les lieux ont été blessés. Parmi eux, deux de Reuters, deux de la chaîne qatarie Al Jazeera, et deux de l'Agence France-Presse (AFP), dont la photographe Christina Assi, 28 ans, grièvement atteinte, qui a subi une amputation de la jambe droite.

Une enquête de l'Agence France-Presse, publiée en décembre dernier, avait démontré qu'un obus de char israélien avait tué le journaliste.

La famille du journaliste libanais Issam Abdallah, tué le 13 octobre 2023 par des tirs de chars israéliens alors qu'il était en reportage au Liban-Sud, a demandé à la Commission internationale indépendante des Nations unies chargée d’enquêter dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, et en Israël (COI), de mener l'enquête sur cette mort, selon un communiqué de Daughty Street Chambers, un cabinet d'avocats basé au Royaume-Uni. La plainte qualifie la mort de Issam Abdallah de « crime de guerre » et recommande le dédommagement de la famille du journaliste par Israël. Lire aussi « Nous refusons d'être utilisés à des fins politiques » : un affichage des funérailles de Issam Abdallah à Beyrouth fait polémique Présentée récemment par les avocates Tatyana Eatwell,...
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