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Société - Justice

Un père condamné à 68 ans de prison pour viols sur ses enfants mineurs

Durant toute une année, le condamné a violé à de multiples reprises sa fille de 13 ans et ses deux fils de 12 et 9 ans.

Une vue de Beyrouth le soir. Photo Joao Sousa

« Une créature monstrueuse… » tels sont les termes employés par la Cour criminelle du Liban-Nord pour qualifier N.R., un ouvrier journalier condamné le 11 juillet à 68 ans de réclusion pour des actes de viols sur ses trois enfants mineurs.

Ces derniers remontent à un matin de septembre 2021, dans le domicile familial à Akkar el-Atika (Liban-Nord). Alors que leur mère est déjà partie travailler au domicile de ses employeurs à quelques kilomètres de là, N.R. (48 ans au moment des faits) entre dans la chambre où sa fille N. (13 ans) et deux frères, K. et O., respectivement âgés de 12 et 9 ans, continuent de dormir. La fille sera réveillée par les multiples actes de viols pratiqués par son père.

Pour mémoire

Derrière les portes d’un « village » de « paix », d’« amour » et … d’abus multiples sur mineurs

Ce n’est qu’un an après ce premier épisode que la petite N. a raconté son cauchemar. Accompagnée de ses deux frères ainsi que de sa mère venue porter plainte auprès du poste de police de Beino (Liban-Nord), le 13 septembre 2022, elle a évoqué en présence d’une assistante sociale les viols répétitifs qu’elle a subis, confiant que les derniers abus sexuels dataient de la veille. « Les rapports ont duré à chaque fois environ une demi-heure, au milieu de mes cris et ceux de mes frères », a-t-elle notamment déclaré. Dans leurs dépositions tout aussi glaçantes, ces derniers témoignent d’agressions similaires, commises « à plusieurs reprises », et leur occasionnant notamment d'intenses douleurs.

Le violeur est placé sous les verrous un mois plus tard, malgré le retrait de plainte de la mère. Une source judiciaire indique à L’OLJ ne pas connaître les raisons de ce retrait. Ce sera au juge pour enfants et aux délégués sociaux de prendre des mesures pour la protection des mineurs victimes, ajoute-t-elle.

Cumul de peines

Dans le cadre de son enquête, la Cour criminelle du Liban-Nord a consulté un médecin légiste qui a confirmé que N. a été déflorée lors du premier viol, et que ses deux frères ont subi des « pénétrations anales répétitives ». Leur père a reconnu les faits, tout en adressant à la Cour une demande de circonstances atténuantes à savoir qu’il a agi ainsi en raison d’un « conflit » qui l’oppose à leur mère.

Une demande que l’instance a rejetée, avant de lui infliger le cumul des peines suivantes : quinze ans « pour avoir contraint sous la menace et la violence des personnes à des actes sexuels hors mariage » (article 503 du code pénal) ; quinze autres années de prison du fait de la qualité de mineurs des victimes (article 505, al. 1) ; dix-huit ans supplémentaires du fait que l’un des enfants était âgé de moins de 12 ans (article 505, al. 2) ; mais aussi dix ans de travaux forcés pour « l’attentat à la pudeur, commis sur des mineurs de moins de 15 ans (article 509, al. 1) » et dix années supplémentaires parce que l’agresseur est l’ascendant des victimes (article 509, al. 2).

« Peut-on imaginer les sentiments d’un enfant qui n’a pas encore compris la vie, lorsqu’il voit son père s’abattre violemment sur sa sœur, et qu’il souhaite fermer les yeux pour croire que ce dont il est témoin est un cauchemar ? » se sont notamment demandés les trois magistrats dans leur arrêt.

« Une créature monstrueuse… » tels sont les termes employés par la Cour criminelle du Liban-Nord pour qualifier N.R., un ouvrier journalier condamné le 11 juillet à 68 ans de réclusion pour des actes de viols sur ses trois enfants mineurs.Ces derniers remontent à un matin de septembre 2021, dans le domicile familial à Akkar el-Atika (Liban-Nord). Alors que leur mère est déjà partie travailler au domicile de ses employeurs à quelques kilomètres de là, N.R. (48 ans au moment des faits) entre dans la chambre où sa fille N. (13 ans) et deux frères, K. et O., respectivement âgés de 12 et 9 ans, continuent de dormir. La fille sera réveillée par les multiples actes de viols pratiqués par son père. Pour mémoire Derrière les portes d’un « village » de « paix »,...
commentaires (6)

À pendre.

Marie Claude

21 h 12, le 28 juillet 2024

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Commentaires (6)

  • À pendre.

    Marie Claude

    21 h 12, le 28 juillet 2024

  • En quoi un conflit avec sa femme pourrait excuser les violences faites aux enfants? Heureusement, nous ne sommes pas en France, et il est probable que le monstre achèvera sa vie en prison.

    Yves Prevost

    07 h 19, le 26 juillet 2024

  • C'est un ANIMAL il faudrait le CASTRER à ce MONSTRE

    Derwiche Ghaleb

    19 h 06, le 25 juillet 2024

  • de toutes les horreurs que nous vivons depuis 2019, celle la est la plus horible un pere se venge de sa femme en violant ses propres enfants? un monstre qui ne devrait pas quitter la prison a vie LA VERITE: CELA PROUVE AUSSI QU'IL Y AENCORE UNE JUSTICE AU LIBAN, PEUT ETRE LES RESPONSABLES DEVRAIENT ENFIN OTTER LEURS MAINS DU DOSSIER DU PORT DE BEYROUTH ET LAISSER LA JUSTICE FAIRE SON OEUVRE

    LA VERITE

    17 h 06, le 25 juillet 2024

  • A "cause d'un conflit" avec la mere. Il viole ses enfants! Un monstre a jeter dans une fosse sceptique. La mere egalement doit être puni pour avoir retirer sa plainte surement sous les pressions de la famille. Inexcusable car la mère se sacrifie et DOIT protéger ses enfants.

    sancrainte

    15 h 20, le 25 juillet 2024

  • Mon dieu , comment est-ce possible d'engendrer un tel monstre ? J'espère que ces petits auront le soutien psychologique adéquat . Je leur souhaite beaucoup de courage.

    KHL V.

    14 h 14, le 25 juillet 2024

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