Rechercher
Rechercher

Lifestyle - ExpositionS

Hong Kong met en avant l’œuvre de Henry Steiner, son graphiste fétiche

Hong Kong met en avant l’œuvre de Henry Steiner, son graphiste fétiche

Le créateur de 90 ans, Henry Steiner, dans le cadre de l’exposition « Henry Steiner : The Art of Graphic Communication » qui lui est consacrée au M+, le musée d’art contemporain de Hong Kong. Peter Parks/AFP

Accrochés aux gratte-ciel ou immortalisés sur les billets de banque, les logos conçus par Henry Steiner sont omniprésents à Hong Kong qui lui rend hommage dans une exposition rétrospective.

Hong Kong est « l’endroit le plus excitant que je connaisse en Asie », confie Henry Steiner en se promenant au milieu de ses œuvres, exposées au M+, le musée d’art contemporain de la ville.

Né en Autriche, le créateur de 90 ans est arrivé à Hong Kong à l’âge de 27 ans, en 1961, après avoir signé un contrat de quelques mois au sein d’un magazine. En 63 ans passés dans la ville, il a été le témoin de la transformation de la « Perle de l’Orient » en un centre financier mondial. « Hong Kong est un endroit qui bouge et qui vous stimule (...) C’est un endroit électrisant », explique-t-il, peu troublé par le climat politique à la suite des manifestations prodémocratie de 2019 et l’adoption de deux lois de sécurité nationale poussées par Pékin. Henry Steiner s’est constitué au fur et à mesure des années un portefeuille de clients composé de marques locales et multinationales.

Identité et personnalité

L’artiste a notamment conçu le logo du célèbre Hong Kong Jockey Club, mais aussi celui de HSBC, qui émet avec deux autres banques les billets en circulation sur le territoire avec l’aval de l’Autorité monétaire de Hong Kong.

Ses graphismes sont connus des Hong-Kongais et des touristes, mais beaucoup ignorent qu’ils sont issus de l’œuvre d’un seul homme. « Je donne une identité à chaque entreprise. Il y a une personnalité pour chaque entreprise, chaque client. L’idée est d’essayer d’obtenir cette personnalité », raconte M. Steiner. Le visuel qu’il a créé dans les années 1970 pour le promoteur immobilier Hong Kong Land en est un exemple frappant.De fines lignes blanches courent sur la lettre « H » qui représente à la fois l’initiale de la société, les étages d’un gratte-ciel et le caractère chinois de la longévité. Ses logos sont « universels et adaptables », pense Tina Wang, une cocommissaire de l’exposition. « La manière simple et directe par laquelle Henry arrive à cristalliser la nature des entreprises pour lesquelles il travaille signifie qu’ils résistent à l’épreuve du temps. »

Un vagabond et un exilé

Né en 1934 dans une famille juive près de Vienne en Autriche, M. Steiner a fui le pays avec ses parents durant l’Anschluss, pour se réfugier aux États-Unis en 1938. C’est à New York que son prénom, Hans, sera anglicisé en Henry. « Si vous êtes un vagabond et un exilé, et si vous êtes timide et méfiant, peut-être que vous vous fiez davantage aux symboles qu’aux personnes », écrivait-il dans son livre Cross Cultural Design (Le design interculturel en français), publié en 1995. Pour lui, le but du graphisme, sa passion de toujours, est également « de communiquer », déclare-t-il. Et quand on lui demande quel est le projet sur lequel il a préféré travailler au cours de sa carrière, le graphiste hausse les épaules et répond : « Le prochain. »

Xinqi SU/AFP

Accrochés aux gratte-ciel ou immortalisés sur les billets de banque, les logos conçus par Henry Steiner sont omniprésents à Hong Kong qui lui rend hommage dans une exposition rétrospective.Hong Kong est « l’endroit le plus excitant que je connaisse en Asie », confie Henry Steiner en se promenant au milieu de ses œuvres, exposées au M+, le musée d’art contemporain de la...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut