Le Premier ministre sortant Nagib Mikati préside une réunion du Conseil des ministres, le 9 juillet 2024. Photo Ani.
Après qu'une centrale électrique au Liban a suspendu ses activités et que l'autre l'a fait partiellement, le Premier ministre sortant Nagib Mikati a promis, lors du Conseil des ministres qui eu lieu mardi, de résoudre cette question dans les prochaines 48h, selon des propos rapportés par le ministre sortant de l'Information Ziad Makari.
« Le Premier ministre Nagib Mikati est convaincu que la crise de l'électricité sera résolue avant jeudi », a déclaré à l'issue de la réunion M. Makari. Prenant la parole au début du Conseil des ministres, M. Mikati avait indiqué qu'il était en train de « prendre des mesures pour faire face aux développements urgents dans le dossier de l'électricité. »
Électricité du Liban (EDL) avait confirmé lundi que la centrale électrique de Deir Ammar, l'une des deux centrales opérationnelles du pays, a « temporairement cessé ses activités » depuis le 6 juillet, tandis que la centrale de Zahrani a « partiellement suspendu ses activités » depuis dimanche en raison de contraintes financières. Malgré les avertissements de plusieurs parties, une source au sein du ministère de l’Énergie a assuré que les centrales devraient à nouveau reprendre leur activité mardi.
L'École militaire
Par ailleurs, si le sort réservé aux lauréats du concours d’entrée à l’École militaire, en vue de recruter de nouveaux officiers pour l’armée et les appareils de sécurité ne figurait pas à l'ordre du jour de la réunion, il a tout de même été abordé.
« La question de l’École militaire est en cours de discussion et le cabinet entrera en contact avec le ministre de la Défense et le commandant de l'armée pour rapprocher les points de vue et, si nous parvenons pas à un résultat, une réunion du cabinet se tiendra rapidement et la décision appropriée sera prise », a ajouté M. Makari.
Cette question oppose depuis plusieurs mois le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, au ministre sortant de la Défense, Maurice Slim, proche du Courant patriotique libre, CPL aouniste. Le CPL refuse de contresigner la sélection de 118 lauréats sur quelque 800 candidats au concours, qui avait été annoncée en novembre dernier par le Conseil militaire présidé par le général Aoun. M. Slim considère que les résultats n’ont pas respecté « les critères (pour le choix) d’un officier de l’armée, que ce soit pour ce qui est du niveau d’éducation ou des compétences et capacités personnelles ».
Le ministre de la Défense demande qu’une nouvelle session soit ouverte pour admettre 55 nouvelles recrues en plus des 118 candidats déjà admis, le gouvernement ayant permis, en septembre 2023, au commandement en chef de l’armée de sélectionner 173 candidats.
Mardi, M. Slim a rencontré Nagib Mikati et plusieurs ministres avant la réunion du gouvernement, à laquelle il n'a pas participé. « J'ai expliqué au commandant de l'armée comment je pouvais sauver l'académie militaire et ajouter 55 élèves-officiers aux 118 officiers déjà acceptés. Le nombre sera fixé conformément à la décision du cabinet, qui pourrait approuver 173 élèves-officiers, ce qui permettrait à l'armée et aux services de sécurité de bénéficier de 55 recrues supplémentaires ».
Interrogé de savoir s'il boycottait le gouvernement en ne participant pas à la séance, M. Slim a déclaré qu'il s'agissait d'une « position constitutionnelle ». « Je participe régulièrement à des réunions avec le Premier ministre et mes collègues, et j'assiste à toutes les réunions consultatives. Nous ne boycottons pas le gouvernement, nous en faisons partie et nous exerçons nos responsabilités dans nos ministères », a-t-il ajouté.
Il ne s’agit pas de la seule pomme de discorde autour de laquelle se querellent le général Joseph Aoun et Maurice Slim. Les autres sont notamment liées à la nomination du chef d’état-major, Hassan Aoudé, dont M. Slim refuse de contresigner le décret, ainsi qu’à la composition de la Cour de cassation militaire. Concernant ce dernier point, les deux responsables divergent sur la nécessité ou non pour un candidat d’être détenteur d’une licence en droit pour accéder à un poste au sein de cette instance.
« Ne pas étendre la guerre »
Au début de la séance, M. Mikati a fait savoir que « quel que soit le niveau d'inquiétude au sujet de la situation sécuritaire au Liban-Sud et la menace d'une guerre d'Israël contre le Liban, notre intérêt reste de ne pas étendre la guerre ». « Certains des scénarios qui circulent dans les médias concernant de prétendues négociations pour l'après-guerre au Sud sont inexacts ou ne reflètent pas exactement la réalité des dialogues qui ont eu lieu », a-t-il ajouté. De nombreux médias ont anticipé une guerre à grande échelle entre le Liban et Israël une fois celle de Gaza terminée.
M. Mikati a en outre confirmé que ce que le journal britannique The Telegraph a rapporté à propos de l'Aéroport international de Beyrouth où seraient entreposées des armes du Hezbollah « s'inscrit dans le cadre des rumeurs et de la guerre psychologique menées contre le Liban ». Tout cela est « incorrect, et nous menons des dialogues diplomatiques à ce sujet pour rectifier la situation ».
Commentant l'impasse présidentielle, le Premier ministre a affirmé : « La stabilité constitutionnelle est obtenue par l'élection d'un président de la République. Les divergences politiques ne doivent pas empêcher les Libanais de faire preuve de solidarité pour sauver rapidement notre pays des dangers qui le menacent. »
Scanners et générateurs
Parmi les trente points à l’ordre du jour, figurait aussi la discussion sur l'acceptation d’un don financier du Qatar à l’armée libanaise. « Le Conseil des ministres remercie l'État du Qatar pour son don de 20 millions de dollars à l'armée », a déclaré M. Makari à l'issue de la séance du Conseil des ministres. L'annonce de ce don a été faite au début du mois. Il s'agit du prolongement d'une enveloppe de 60 millions débloqués en 2022.



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Qu'il fasse payer la banlieue sud et les régions du Hezbollah leurs factures avec les arriérés, depuis 1990 et la question sera réglée! Ne parlons pas des dommages causés servant des intérêts étrangers et détruisant les propriétés étatiques et des particuliers Libanais en raison de ses méfaits et il y en aura pour une reconstruction high-tech horizon 2050! Il est temps que quelqu'un les prennent au CPL pour atteinte a la vie et aux biens d’autrui. N’oublions pas les épargnes des déposants... Ils en auront sur la patate mais Mikati les sert et donc il n'en fera rien. Vivent les bougies!
09 h 06, le 11 juillet 2024