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Lifestyle - La Mode

Cynthia Djurovic crée des bijoux qui vous ressemblent

Cela fait trois ans qu’elle travaille à cette collection pléthorique. Cynthia Djurovic exposera sa première ligne de bijoux à Arthaus, Gemmayzé, le 11 juillet. Ce déversement de formes, de couleurs et de matières ressemble à la rupture d’un coffre à trésors intime, juste au moment où la vie demande à être célébrée.

Cynthia Djurovic crée des bijoux qui vous ressemblent

Avec ses bijoux, Cynthia Djurovic célèbre la vie. Photo Francesca Matta

Au cœur de cet été assombri par les nouvelles du Liban-Sud, et surtout au bout de quatre années particulièrement difficiles, Cynthia Djurovic, née Karam, livre des bijoux qui célèbrent la vie. Cette artisane passionnée, mariée à un architecte, a commencé son parcours en créant des meubles qu’elle passait parfois « des nuits entières à patiner ». « Je le faisais pour moi-même, mais mon entourage s’est emballé et j’ai commencé à recevoir commande sur commande », confie-t-elle en riant. « Mais au fond de moi, alors que je n’ai suivi qu’une petite formation à l’Institut Michel-Ange, j’ai toujours eu envie de créer des bijoux », poursuit cette personnalité solaire, souriante, optimiste et qui voit avant tout dans l’ornement une expression de soi et une réconciliation avec la vie. « Après avoir failli mourir du Covid, j’ai émergé de l’hôpital avec un nouveau regard sur ce qui m’entoure, la nature, l’amitié, l’amour. Mais mes deux fils ont très vite décidé d’émigrer au Canada. Ce “pour toujours”, à ce moment-là, m’avait anéantie. Pour ne pas sombrer dans la dépression, j’ai décidé de me lancer dans ce projet de bijoux qui me tenait à cœur », ajoute celle qui se met dès lors à collectionner des perles et des pierres précieuses déjà taillées, et puis dessiner autour de ces matériaux des colliers, pendentifs et bracelets bourrés d’histoires. Elle voudrait que chacun et chacune y trouve la sienne – car elle imagine aussi une ligne masculine.

« Les formes me viennent de tout ce qui m’interpelle. » Photo Francesca Matta

Connexion avec la nature

« Toute la nature est là ! » détaille la créatrice. « Les bijoux sont personnalisés à travers, par exemple, des pierres de naissance. Mais les formes me viennent de tout ce qui m’interpelle », explique-t-elle. Elle vous montre un tourbillon de saphirs jaunes et de citrine : un mouvement précieux inspiré d’une simple cuillère à miel en bois. « J’ai voulu reproduire à travers les pierres la vraie couleur du miel. » Ailleurs, un pendentif « Water drops » évoque en brillants et saphirs des gouttes de pluie « qui étaient superbes » sur une vitre, un jour d’orage. « « Flower power », une fleur d’inspiration 70’s, souligne par ailleurs l’esprit général d’une collection qui se réfère, inconsciemment peut-être, à cette ère qui poussait au retour à la nature et aux travaux créatifs, à l’amour et à la paix avec l’autre et soi-même, à la guérison par des procédés millénaires qui commençaient par le soin apporté à l’âme et la connexion avec la nature.


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Quand Cynthia Djurovic crée une sphère de pierre colorée entourée d’une chaîne, c’est qu’elle pense aux filets flottants des pêcheurs japonais qui correspondent à sa propre envie de flotter. Ici ou là, comme lors d’une chasse au trésor, on trouvera un poisson, un cœur, un papillon, un ange, un rosaire pensé comme un collier, des anneaux entrelacés, à entasser, des orbes pour explorer le monde et le garder à portée du cœur. Ces « charms », breloques parfois naïves, toujours précieuses, se déclinent en argent pour rester abordables.

Ces pièces uniques, puisque personnalisables à souhait, se veulent des célébrations de ces moments irremplaçables qui définissent l’existence et améliorent le bien-être de ceux et celles qui les portent. Fabriqués à la main au Liban par des artisans qualifiés, ses bijoux traduisent de manière complexe des symboles significatifs et des pierres précieuses dans des compositions conçues pour mettre en valeur le look de la personne qui les porte et évoquer un sentiment de bien-être.

Un art de la superposition

On l’aura compris, née en 2020 d’un besoin d’expression personnelle de sa fondatrice, la marque Cynthia D. se définit par un art de la superposition identifié par des fermoirs uniques. L’idée dominante est de transformer l’expérience du port du bijou en un effet de style, mais aussi d’énergie, aussi vrai que ces ornements ludiques et expressifs disent quelque chose sur soi et installent une conversation silencieuse avec autrui. Mieux, à travers la mise à disposition d’un atelier de composition, la liberté est donnée à chacun de créer sa propre histoire grâce à la possibilité d’empiler et de styliser des pièces à l’infini, différemment à chaque fois qu’elles sont portées. Ces bijoux sont dotés d’un système de fermeture caractéristique qui permet de relier, d’ajouter, et puis simplement de charmer. L’attention méticuleuse conférée aux détails et à la qualité de chaque pièce en garantit la durée.

La marque Cynthia D. se définit par un art de la superposition. Photo Francesca Matta

L’âme de l’artisan

Centrés sur des pierres et des symboles de guérison, matériaux et motifs sont autant de symboles de protection et de renforcement, des gris-gris destinés à accompagner ceux qui les portent tout au long de leur parcours de vie. Quant aux artisans qualifiés qui fabriquent chaque pièce avec soin et passion, « nous croyons en la capacité des artisans à transmettre leur énergie et leur passion avec leurs mains, en insufflant une âme à leurs créations. Par conséquent, aucune pièce de Cynthia Djurovic n’aura jamais de réplique identique, tant qu’elle capture les qualités spéciales qui rendent chacun de nous unique en tant qu’être humain », affirme la créatrice.

Rendez-vous est donc donné les 11 et 12 juillet à Arthaus, Gemmayzé, pour laisser aller votre propre créativité sur des bijoux-émotions non copiables, non prêtables, uniques comme des empreintes organiques.

Au cœur de cet été assombri par les nouvelles du Liban-Sud, et surtout au bout de quatre années particulièrement difficiles, Cynthia Djurovic, née Karam, livre des bijoux qui célèbrent la vie. Cette artisane passionnée, mariée à un architecte, a commencé son parcours en créant des meubles qu’elle passait parfois « des nuits entières à patiner ». « Je le faisais...
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