Rechercher
Rechercher

Sport - Euro-2024

Pour les Ukrainiens, bien plus qu'un match de foot pour l'entrée en lice

Les joueurs ukrainiens lors d'une session d'entraînement en amont de leur entrée en lice à l'Euro-2024 à Munich le 16 juin prochain 2024. Tobias Schwarz/AFP

Pour leur sélectionneur, ce sera "évidemment un match chargé en émotions". L'entrée en lice des Ukrainiens à l'Euro-2024 lundi (16h, heures de Beyrouth) à Munich contre la Roumanie ira bien au-delà d'un simple match de foot pour un pays en guerre depuis 2022.

"C'est difficile d'être ici quand on entend les nouvelles de la maison. C'est la guerre dans notre pays ! Et lorsque l'on se réveille le matin, on se demande comment ça s'est passé pour notre famille ou pour nos amis", a expliqué dimanche en conférence de presse le défenseur central de Bournemouth en Angleterre, Illia Zabarnyi.

"Les soldats qui défendent le pays sont incroyables. Jour après jour, il y a des alertes, beaucoup de gens meurent quotidiennement", a-t-il ajouté, conscient d'un contexte forcément très particulier pour ce premier match à l'Euro.

Jeudi, à la veille du match d'ouverture du tournoi entre l'Allemagne et l'Écosse, les joueurs vedettes de la Zbirna, dont l'attaquant de Chelsea Mikhailo Mudryk ou le gardien du Real Madrid Andryi Lunin, ont publié une vidéo forte, rappelant les destructions dans leurs villes natales, totalement occupées ou détruites depuis le début du conflit.

"Nos villes d'origine voudraient bien accueillir l'Euro. Mais actuellement, elles se battent non pour le tournoi mais pour la liberté", ont expliqué les joueurs dans le clip de 90 secondes. "Le football, comme n'importe quel sport, n'échappe pas à la politique et à la guerre", a tweeté la Fédération ukrainienne, enjoignant les pays participants à l'Euro "à aider l'Ukraine".

"Pour la liberté en Europe"

"Évidemment, ce sera un match chargé en émotions, nous connaissons la situation sur le terrain. C'est très important pour nous d'être présent. Nous voulons être perçus comme une nation européenne", a expliqué le sélectionneur ukrainien Serhyi Rebrov, aux côtés de Zabarnyi, dimanche.

"Le football n'est pas la priorité dans le pays, beaucoup de personnes et d'enfants sont morts. C'est important de jouer pour les soldats, les gens et les supporters. Mais la guerre continue et nous avons besoin du soutien pour nous battre pour la liberté en Europe", a ajouté l'ancien international des années 1990 et 2000.

Ses hommes ont décroché leur qualification en barrage (victoires 2-1 contre la Bosnie-Herzégovine et l'Islande après avoir été chaque fois menés au score), après être passés tout près de la qualification dès la phase de groupe, en terminant juste derrière le tenant du titre italien.

"Chaque victoire de notre pays, sur le terrain et en dehors, est cruciale pour tous les Ukrainiens et en particulier pour ceux qui le défendent en ce moment", a souligné le président de la Fédération ukrainienne, l'ancien Ballon d'or Andriï Chevtchenko, dans un entretien à l'AFP.

L'Ukraine retrouve l'Allemagne où elle a joué son dernier match de la phase de qualifications contre l'Italie (à Leverkusen) et où les six internationaux du Shakthar Donetsk ont joué leurs matches de Coupe d'Europe cette saison (à Hambourg).

Dimanche, à Burgenstock dans le centre de la Suisse, s'est tenu le premier sommet pour la paix en Ukraine, réunissant plus de 90 pays, mais en l'absence de la Russie. Il y a été réaffirmé "l'intégrité territoriale de l'Ukraine", alors que 18% sont occupés par la Russie et que quatre oblasts ont été annexés le 30 septembre 2022 par le président russe Vladimir Poutine.


Pour leur sélectionneur, ce sera "évidemment un match chargé en émotions". L'entrée en lice des Ukrainiens à l'Euro-2024 lundi (16h, heures de Beyrouth) à Munich contre la Roumanie ira bien au-delà d'un simple match de foot pour un pays en guerre depuis 2022.

"C'est difficile d'être ici quand on entend les nouvelles de la maison. C'est la...
commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut