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Politique - Religions

Des prêches dominicaux sous le signe de Gaza, du Liban-Sud et de l'élection présidentielle

Le patriarche maronite Béchara Raï veut une "personnalité exceptionnelle" pour la présidence ; la Finul met en garde contre une "erreur de calcul" au Liban-Sud.

Des prêches dominicaux sous le signe de Gaza, du Liban-Sud et de l'élection présidentielle

Le cheikh Amine el-Kurdi prononçant son sermon lors de la prière de la fête de l'Adha à la mosquée Mohammad al-Amine de Beyrouth, le dimanche 16 juin 2024. Photo ANI

À l'occasion du début de la fête de l'Adha, la plus importante des fêtes musulmanes, de nombreux appels à « l'unité du peuple libanais » et à un « arrêt des combats » dans la bande de Gaza et au Liban-Sud ont été lancés par les dignitaires religieux du Liban.

Le cheikh Amine el-Kurdi, secrétaire de Dar el-Fatwa et représentant du mufti de la République Abdellatif Deriane, a affirmé que «la confiance entre les Libanais, ainsi que leur unité, renforcent notre position interne et nous protègent contre cet ennemi oppresseur (Israël) qui ne fait pas de distinction entre musulmans et chrétiens, sunnites ou chiites» , lors de son sermon prononcé à la mosquée Mohammad al-Amine de Beyrouth.

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M. Kurdi a également abordé les démonstrations de solidarité pro-palestiniennes à travers le monde : « Regardez ces étudiants des universités du monde entier qui défendent la cause de la Palestine et de Gaza, la plupart d'entre eux ne sont pas musulmans, mais leur humanité les a conduits à appeler à la liberté », a-t-il dit.

« Effondrement total »

Des mots similaires ont été prononcés par le mufti du Akkar, cheikh Zeid Bakkar Zakaria, depuis la grande mosquée de Halba. « En ces jours, notre regard est tourné vers La Mecque, vers la Palestine et Gaza, qui font face aux tyrans criminels... mais aussi sur le Liban. Le plus douloureux, c'est que malgré toutes les crises, les dirigeants du pays ne semblent pas concernés par les souffrances de notre peuple ».

À Choueifate, au sud de Beyrouth, le cheikh Akl de la communauté druze, Sami Abil-Mona, a quant à lui appelé les différentes communautés du Liban à « s'élever au-delà des querelles internes et des intérêts partisans » au nom de «l'intérêt national supérieur» afin de sortir du « brasier de la guerre destructrice en Palestine et dans le sud du Liban [...] avant que l'effondrement total ne se produise ».

De son côté, le patriarche maronite Béchara Raï a abordé la présidentielle, appelant au choix d'une « personnalité exceptionnelle pour la présidence de la République, distinguée par son éthique, son patriotisme, son courage, son équilibre et sa maturité », ainsi que la « mise en œuvre sérieuse des décisions internationales, en particulier les résolutions du Conseil de sécurité : 1559, 1680 et 1701, garantissant l'indépendance du Liban, sa souveraineté et son autorité légitime seule sur l'ensemble du territoire libanais ».

« Erreur de calcul »

Outre ces déclarations des autorités religieuses libanaises, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a lancé, elle aussi, un message aux acteurs politiques concernés pour mettre un terme à « l'escalade » à la frontière israélo-libanaise après plus de huit mois de combats quotidiens entre le Hezbollah et l'armée israélienne : « Alors que les communautés au Liban et dans le monde célèbrent la fête de l'Adha, la famille des Nations unies réitère son appel à tous les acteurs le long de la Ligne bleue pour qu'ils déposent leurs armes et s'engagent sur la voie de la paix », a-t-elle indiqué dans un communiqué publié samedi soir.

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« Depuis octobre, nous avons vu trop de vies perdues, de familles déracinées et de quartiers détruits. Nous sommes profondément préoccupés par l'escalade à laquelle nous avons assisté récemment. Le risque d'une erreur de calcul conduisant à un conflit soudain et plus large est très réel, et nous continuons de dialoguer avec les parties et à exhorter tous les acteurs à cesser le feu et à s'engager à travailler à une solution politique et diplomatique - qui est la seule solution durable », poursuit le texte, une déclaration conjointe signée par la coordinatrice spéciale de l'ONU pour le Liban, et Jeanine Hennis-Plasschaert, et le commandant en chef de la Finul, Aroldo Lázaro.

Le Hamas a, pour sa part, publié un communiqué à l'occasion de ce jour dans lequel il appelle à « soutenir la résistance » face à ce qu'il qualifie de « guerre d'agression la plus horrible et la plus brutale de l'histoire moderne [...] durant laquelle plus de 122.000 personnes ont été tuées ou blessées, et plus de 10.000 sont portées disparues ».

« Malgré les douleurs du déplacement, de la faim et de la soif, les cris de la perte et la profondeur des blessures, nous restons avec une détermination inébranlable et une volonté qui ne se brisera pas, avec une fermeté et une foi inébranlables en la victoire », affirme ce communiqué de presse. Dans le même temps, Ismaïl Haniyé, chef de la branche politique du Hamas, a affirmé dans une déclaration télévisée que la dernière réponse envoyée par son mouvement était « conforme » aux exigences du plan de cessez-le-feu dans la bande de Gaza présenté fin mai par le président américain Joe Biden.

À l'occasion du début de la fête de l'Adha, la plus importante des fêtes musulmanes, de nombreux appels à « l'unité du peuple libanais » et à un « arrêt des combats » dans la bande de Gaza et au Liban-Sud ont été lancés par les dignitaires religieux du Liban.Le cheikh Amine el-Kurdi, secrétaire de Dar el-Fatwa et représentant du mufti de la République Abdellatif...
commentaires (1)

Comme il y va? Il parle de confiance et d’unité des libanais. Il prend ses rêves pour une réalité. Les libanais n’ont jamais été aussi divisés grâce à leurs leaders et à leurs discours mensongers autrement le Liban aurait été libéré de ces malotrus depuis longtemps.

Sissi zayyat

11 h 18, le 18 juin 2024

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Commentaires (1)

  • Comme il y va? Il parle de confiance et d’unité des libanais. Il prend ses rêves pour une réalité. Les libanais n’ont jamais été aussi divisés grâce à leurs leaders et à leurs discours mensongers autrement le Liban aurait été libéré de ces malotrus depuis longtemps.

    Sissi zayyat

    11 h 18, le 18 juin 2024

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