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Aux arts et cætera

Chère lectrice, cher lecteur,

« La guerre gronde, la crise s’éternise, les Libanais se ruent aux concerts ». Le titre de cet article, déjà, en dit assez sur la situation des festivals en ce début d’été 2024.

« Avec plus de 80 concerts au compteur, le Liban, dont le Sud s’embourbe de jour en jour dans une guerre qui ne dit pas son nom face à Israël, s’apprête à passer une saison festive enflammée. En mode électro-décibels et variétés orientales. Et en dépit du renchérissement notable des prix des billets », fait remarquer Zéna Zalzal dans ce tour d’horizon très instructif. Ou comme l’a fait si bien remarquer une lectrice en évaluant la teneur des affiches : « Mais quel niveau ! Au plus bas...triste et quel dommage ! »,

Pour certains, il s’agit de résilience. Pour d’autres, de résistance culturelle et/ou identitaire. Et pour d’autres encore, d’une échappatoire, d’un défoulement.

Pour les organisateurs de Beirut Art Days (du 3 au 6 juillet durant lesquels 70 participants offriront plus de 130 événements sur l’ensemble du territoire libanais, il s’agit surtout de rappeler à quel point Beyrouth en particulier et le Liban de manière générale peuvent être sur le devant de la scène artistique et culturelle régionale, et que malgré cinq années de crise, la culture et l’art restent les seuls vecteurs capables de rassembler autant les gens.

Pour Nour Ballouk - dont le nom d’artiste est désormais associé à celui d’une galerie courage ouverte depuis le début de l’année à Nabatiyé, où, sur fond sonore de bombardements pas si lointains, le public vient y rêver devant des « petites peintures » réalisées par de grands artistes libanais contemporains – il s’agit surtout « de ne jamais s’arrêter », comme elle l’a déclaré à Fifi Abou Dib.

Si les raisons sont multiples, le combat est le même pour tous.

Allons enfants de la patrie. Aux arts et cætera.

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel 

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