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Technologies - INNOVATION

Wyes : la parole en un clin d’œil

Communiquer avec ses proches en un coup d’œil, c’est peu ou prou la promesse de Wyes. Cette start-up a développé une paire de lunettes connectée à destination des personnes souffrant d’une maladie les privant de l’usage de la parole. Son principe : permettre aux personnes paralysées de trouver un nouveau moyen de communication.

Wyes : la parole en un clin d’œil

Sarah Mougharbel avec le président français Emmanuel Macron, qui l’a beaucoup encouragée, durant le marathon de Paris. Photo DR

C’est l’histoire d’une start-up française altruiste et engagée appelée Wyes, qui développe des technologies inclusives permettant aux personnes paralysées, dans l’incapacité de s’exprimer, de pouvoir retrouver une communication. Son équipe est composée des trois fondateurs : Sarah Mougharbel, Maxime Loubar et Pierre Jankowiez, trois amis et jeunes ingénieurs soucieux de mettre leur temps et leurs compétences au profit de l’autre.

Cela demande évidemment de l’empathie, et surtout de bien cerner le but du projet. Penser à une personne que l’on aime, la regarder droit dans les yeux et, sans ouvrir la bouche, sans bouger les mains, lui dire à quel point on tient à elle. Si la connexion est assez forte avec cette personne, alors elle comprendra, car il y a des émotions que les mots ne peuvent décrire et que les yeux savent transmettre le mieux. Mais qu’en est-il des conversations, de ces moments de partage qui tissent les relations humaines ? Comment peut-on, rien qu’avec les yeux, lui parler du beau temps, de ses souvenirs d’enfance, de ses opinions politiques ou encore lui raconter une blague ? Tel est le dilemme des maladies neurodégénératives et autres pathologies du motoneurone : celui de respirer, ressentir et réfléchir sans pouvoir s’exprimer ; celui de ne plus pouvoir parler, bouger, et se contenter d’observer en silence. Celui, en somme, d’être emprisonné dans son propre corps.

Photo de groupe à l’ombre de l’arc de Triomphe, avec un patient équipé des lunettes connectées. Photo DR

Des pathologies invalidantes

Cette incapacité à communiquer, c’est exactement ce qu’a vécu Sylvia, la grand-mère de Maxime Loubar, l’un des fondateurs de la start-up, lorsqu’il avait 8 ans. Pour elle, c’était la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Pour d’autres, c’est un locked-in syndrome, une infirmité motrice cérébrale athétosique, une myopathie, une sclérose, un polyhandicap ou encore la maladie de Charcot (aussi appelée sclérose latérale amyotrophique). Cette dernière pathologie est la maladie rare… la moins rare (1 personne sur 25 000 en est atteinte dans le monde). Il s’agit d’une paralysie progressive de tous les muscles du corps ; elle n’affecte cependant pas ou peu les facultés cognitives. Ainsi, les personnes qui en sont atteintes peuvent penser et réfléchir normalement, mais pas s’exprimer. Au stade terminal de la paralysie, tous les muscles du corps sont atrophiés sauf ceux d’une zone bien particulière : les muscles qui entourent les yeux.

Partant de ce constat, les trois chercheurs ont imaginé et conçu une paire de lunettes connectée qui détecte le clignement volontaire des yeux (et non le battement naturel des cils). Cela a été rendu possible grâce à des capteurs positionnés sur les lunettes, qui communiquent avec une intelligence algorithmique développée et contenue dans un petit boîtier. Le clignement volontaire agit ensuite en temps réel comme un clic de souris sur l’interface de communication (smartphone, tablette, ordinateur...). Ainsi, le patient peut retrouver la communication grâce aux yeux, et donc une vie normale : des interactions humaines, du partage, un travail... Wyes, c’est l’inclusion de tous en un simple clin d’œil.

« L’enjeu est de taille, car ce sont des patients enfermés dans leur corps, qui n’ont plus la possibilité de communiquer par la parole, par les mains, par l’écriture ou tout simplement par un doigt sur un écran tactile. Ils n’ont plus que leurs yeux qui fonctionnent », précise l’un des fondateurs de Wyes. L’idée, c’est de les aider à « retrouver leur place dans la société » grâce à la communication.

Sources : rédaction et web

C’est l’histoire d’une start-up française altruiste et engagée appelée Wyes, qui développe des technologies inclusives permettant aux personnes paralysées, dans l’incapacité de s’exprimer, de pouvoir retrouver une communication. Son équipe est composée des trois fondateurs : Sarah Mougharbel, Maxime Loubar et Pierre Jankowiez, trois amis et jeunes ingénieurs soucieux de...
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