Chère lectrice, cher lecteur,
Parmi les fameux marronniers de la presse - vous savez ces sujets qui reviennent souvent, marinés à toutes les sauces - un exercice que l’on affectionne particulièrement est celui du « Best of ». Comprendre : les 3, 6, 8, ou 10 meilleurs tubes de l’été ; séries télévisées ; films de ciné ; lectures recommandées, expos à ne pas rater, etc.
Alors cette semaine, nous vous proposons un top 5 de citations glanées au fil de nos articles et rencontres.
- « Baissez vos attentes, mais travaillez à votre cœur »
Dixit le ministre sortant de la Culture aux acteurs culturels de la scène tripolitaine. Car, faute de budget, « Tripoli 2024 » n’a pas vocation à financer des projets culturels pour la capitale du Nord, nommée cette année capitale culturelle arabe. Dans ces conditions, les artistes adoptent une approche pragmatique, comme le relève Emmanuel Haddad dans son reportage auprès des artistes « engagés au quotidien pour associer redécouverte de son héritage et revitalisation de sa culture actuelle ».
- « Ce que nous faisons est une forme de résistance culturelle »
Dixit le président du comité du Festival de Byblos, Raphaël Sfeir, à Zéna Zalzal, en préambule de la conférence de presse tenue à l’hôtel Byblos-sur-Mer ce mercredi 29 mai pour en annoncer le programme. À la guerre comme à la guerre, le festival jadis international a dû se replier sur des pointures locales ou égyptiennes et propose ainsi, du 18 au 27 juillet, cinq soirées animées par des artistes ou des groupes tous originaires du pays du Cèdre ou de celui des Pharaons.
- « Ce n’est pas le moment de faire la fête, alors nous continuons à développer la page web et nous attendons une occasion plus appropriée »
Dixit Monika Borgmann, cofondatrice de l’association UMAM documentation et recherche, à Jim Quilty en évoquant ses efforts infructueux pour ouvrir au grand public les archives de Studios Baalbeck, la société de production cinématographique la plus prospère du Liban
- « Qu’est-ce que tu veux ? De l’aspirine ? De l’argent ? Mon âme toute entière ? »
Dixit Arthur, jeune imprésario d’une célèbre comédienne française, hurlant au téléphone, exaspéré par le nouveau caprice d’un talent qui lui « a fait perdre la moitié de ses cheveux en dix jours », comme le rapporte Karl Richa, notre envoyé spécial à Cannes.
- « Le « Rass nifa » (20 $) a un goût de gibier très particulier par rapport aux autres morceaux d’agneau. Il est cependant tendre et succulent »
Dixit Cordon Courtine dans sa récente critique gastronomique du restaurant Carneo, qui fera exclusivement saliver les carnivores gourmets et gourmands.
Avec ces morceaux choisis, bonne lecture !
Maya Ghandour
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 30 mai 2024 à 16h23