Chère lectrice, cher lecteur,
Je fais partie de la merveilleuse famille de L’Orient-Le Jour depuis neuf ans. C’est, en effet, en août 2015 que j’ai intégré le service politique du journal qui venait de souffler ses 90 bougies, un an plus tôt. Cette année, j’ai la chance de célébrer, avec cette grande famille, le centenaire d’une institution qui a façonné la journaliste que je suis aujourd’hui.
Ici, j’ai l’opportunité de vivre ma passion pour la politique libanaise et ses minutieux (et parfois fumeux) calculs, les choix des uns et des autres et leurs diverses prises de position dictées tant par des circonstances locales que par des conjonctures régionales et internationales. J’ai surtout la chance de les analyser et de les partager avec vous quasiment chaque jour.
L’affaire n’est pas simple dans un pays qui n’en finit pas de normaliser l’anormal. Au Liban, on s’est habitué à vivre avec l’arsenal d’un parti qui ne trouve aucun problème à entraîner tout un pays dans la guerre. On s’est habitué aussi à vivre sans président de la république, à avaler les pilules des infractions successives à la Constitution, et des mauvaises décisions prises tant par le Parlement que le gouvernement sortant… qui « n’en finit pas de sortir » (en attendant le futur chef de l’Etat), comme s’amuse à ironiser un collègue dans une volonté d’apporter un souffle d’humour aux séances de rigoureuse relecture de nos articles avant leur publication sur le site web ou dans les colonnes de l’édition papier.
C’est justement à travers ces articles que nous, journalistes, tentons de relever au quotidien le défi d’informer, décrypter et d’analyser l’actualité de la manière la plus claire et la plus sobre possible. L’objectif ? Bien vous l’expliquer, afin de vous permettre de comprendre la politique libanaise mais aussi internationale qui rythme notre quotidien (surtout à l’heure où la guerre fait rage à Gaza).
Au fil de nos cent ans, nous avons accompli cette tâche en ayant un œil sur le Liban, ses guerres, ses présidents, ses gouvernements, ses députés, ses artistes, et un autre sur un monde en perpétuelle métamorphose. Et nous continuons de le faire afin de produire des articles à la hauteur de votre fidélité.
En voici quelques-uns !
Bonne lecture !
Yara ABI AKL
Journaliste
OLJ /
le 30 avril 2024 à 16h50