Chère lectrice, cher lecteur,
Quiconque fricote avec le milieu concerné vous le dira : la scène culturelle beyrouthine est en pleine effervescence. Quatre festivals – de cinéma, de danse contemporaine, de musique classique et de patrimoine dédié à la ville de Tripoli - rien que ces dix jours, mais aussi des cimaises qui ne désemplissent pas, et des salles de théâtre non plus, c’est presque un miracle pour un pays où la guerre gronde, et pas seulement à ses frontières.
D’autres guerres, moins mortelles et plus pernicieuses se déroulent sous nos yeux impuissants. L’affaire Wajdi Mouawad, cet absurde coup de théâtre à la suite duquel le dramaturge libanais le plus connu dans le monde s’est retrouvé dans l’incapacité de jouer sa pièce dans son pays natal en fait certainement partie. Comment a-t-on pu se retrouver dans une situation aussi absurde ? Joséphine Hobeika sépare le bon grain de l’ivraie dans cet acte manqué.
« La guerre ? Quelle guerre ? » titre Karl Richa en suivant l’effervescence sur le tapis rouge du festival de cinéma de Beyrouth et « ces Libanais qui rêvent de paillettes et de Yousra ».
Autre branle-bas de combat cette semaine, celui des danseurs de Bipod qui mènent la résistance avec des corps et de la musique.
Danser sur un volcan, l’expression n’a jamais eu autant de sens.
Bonne lecture !
Maya Ghandour Hert
Cheffe du service culturel
OLJ /
le 18 avril 2024 à 16h51