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Lifestyle - Évènement

Le festival Coachella entre une nostalgie indie rock et un message de solidarité aux Palestiniens

Le célèbre festival américain Coachella a fait la part belle ce week-end à la nostalgie indie rock, avec le retour notable sur scène des No Doubt. Outre Taylor Swift, toujours elle, qui a volé la vedette sans même se produire sur scène, Saint Levant, rappeur d'origine palestinienne, française, algérienne, serbe, a rendu hommage à Gaza où il a grandi. 

Le festival Coachella entre une nostalgie indie rock et un message de solidarité aux Palestiniens

Gwen Stefani et le groupe No Doubt sur scène durant le Coachella Valley Music and Arts Festival , le 13 avril 2024. Valérie Macon/AFP

Le gigantesque rendez-vous musical, qui lance au milieu du désert californien la saison des festivals, bruissait de rumeurs sur la présence de la méga star de la pop américaine Taylor Swift,  en pause de sa tournée The Eras Tour. Peut-être même que la chanteuse milliardaire, selon le dernierclassement Forbes, monterait sur scène. Elle est finalement apparue en spectatrice, depuis la droite de la scène, chantant et virevoltant au bras de son compagnon, le joueur de football américain Travis Kelce, lors du set des Bleachers, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le groupe de rock a pour leader le producteur Jack Antoniff, qui a coécrit et produit plusieurs albums de Taylor Swift.

La présence de la star a été immortalisée à coups de vidéos de fans sur les réseaux sociaux, qui l'ont aussi surprise en section VIP au show de la rappeuse du Bronx Ice Spice.

Mais les spectateurs étaient là pour la musique, notamment pour la tête d'affiche Tyler, The Creator, qui a fait irruption sur une scène en flammes à l'intérieur d'un camping-car garé dans un décor de désert montagneux. Son set a été enrichi par des invités tels que Kali Uchis, Childish Gambino ou A$AP Rocky.

Les fans du festival annuel, haut en couleur. Valérie Macon/AFP

No Doubt, Blur

La deuxième journée de concerts, samedi, a surtout replongé Coachella dans la nostalgie des années indie rock, qui rappelaient les débuts du festival.

Tout d'abord avec le groupe No Doubt, reformé pour la première fois depuis 15 ans. À 54 ans, Gwen Stefani a occupé la scène avec la voix de sa jeunesse, entraînant la foule à chanter des classiques tels que Just a Girl et Don't Speak.

Les rockers anglais Blur sont également montés sur scène. Et le groupe de stoner reggae rock Sublime – connu pour son tube Santeria – a attiré des foules de fans sur la scène principale pour un concert au coucher du soleil, avec Jakob, le fils du défunt leader Brad Nowell, pour mener la marche.

Autre retour, Vampire Weekend, qui s'était produit pour la dernière fois il y a plus de dix ans à Coachella. Les New-Yorkais, qui viennent tout juste de sortir leur cinquième album Only God Was Above Us, ont alterné les chansons préférées des fans et de nouvelles compositions, dont un mashup de honky-tonk qui a duré 15 minutes.

Et, séquence improbable, ils ont fait monter sur scène la vedette Paris Hilton pour jouer une partie de cornhole », un jeu d'adresse typiquement nord-américain où l'on doit lancer des sacs de haricots dans un trou.

L'artiste Saint Levant, de son vrai nom Marwan Abdelhamid, émouvant et sincère. Valérie Macon/AFP

« From Gaza with love » : le Palestinien Saint Levant réveille le festival

Saint Levant, rappeur d'origine palestinienne, française, algérienne, serbe et qui a acquis sa notorité en ligne, a porté, quant à lui, ses rythmes dansants et un message de solidarité avec les Palestiniens.

L'artiste de 23 ans a réussi à remplir la tente « Gobi » du gigantesque festival, qui se tient en plein milieu du désert californien. Il a interprété ses tubes et nouveaux titres devant une foule de fans, où beaucoup agitaient des drapeaux palestiniens et portaient des keffiehs.

« Coachella, mon nom est Saint Levant, je suis né à Jérusalem et j'ai grandi à Gaza », a lancé l'artiste, sous les acclamations. « Comme j'espère que vous le savez tous, la population de Gaza subit un génocide brutal depuis six mois. Et la population de Palestine subit une occupation brutale depuis 75 ans », a-t-il ajouté. « Ce n'est pas juste moi sur scène – c'est tout le monde arabe qui est sur scène. »

Israël mène une guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, en riposte à l'attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur son sol. Plus de la moitié des 2,4 millions de Gazaouis ont dû quitter leur foyer et se réfugier toujours plus au sud.

Saint Levant, de son vrai nom Marwan Abdelhamid, a passé son enfance à Gaza avant que sa famille ne soit contrainte de fuir en Jordanie. Il vit aujourd'hui aux États-Unis, à Los Angeles.

Son titre de rap en trois langues, Very Few Friends, est devenu viral après sa sortie en novembre 2022. Son EP From Gaza With Love, sorti en 2023, a également rencontré le succès.

Lors de son concert, samedi, il a interprété de nouveaux morceaux comme Deira – le nom d'un hôtel construit par son père à Gaza et bombardé au cours des derniers mois – et  5am in Paris, sorti il y a tout juste quelques jours.

C'est une chanson « sur l'exil, » a-t-il expliqué devant son public, « un sentiment que nous, les Palestiniens connaissons un peu trop bien ».

Le gigantesque rendez-vous musical, qui lance au milieu du désert californien la saison des festivals, bruissait de rumeurs sur la présence de la méga star de la pop américaine Taylor Swift,  en pause de sa tournée The Eras Tour. Peut-être même que la chanteuse milliardaire, selon le dernierclassement Forbes, monterait sur scène. Elle est finalement apparue en spectatrice, depuis la...
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