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Sport - Football - CAN

Piégé par la RDC, le Maroc devra patienter

Les Lions de l'Atlas se sont fait rejoindre dans les ultimes instants par la RDC (1-1) dimanche dans une fin de match houleuse.

Sofiane Boufal tentant de se frayer un chemin dans la défense congolaise lors du match entre le Maroc et la République démocratique du Congo comptant pour la 2e journée de la phase de poule de la CAN dans le Groupe F, dimanche au stade Laurent Pokou de San-Pédro. Sia Kambou/AFP

Longtemps devant au score mais trop attentiste, le Maroc s'est fait rejoindre par la République démocratique du Congo (1-1), dimanche à San-Pédro (Côte d'Ivoire), et devra patienter pour valider sa place en huitièmes de finale de la CAN.

Larges vainqueurs de la Tanzanie en ouverture (3-0), les Lions de l'Atlas pensaient enchaîner face à la RDC de Chancel Mbemba et Gaël Kakuta. Alors qu'ils menaient depuis la 6e minute, les demi-finalistes du dernier Mondial ont finalement craqué à la 76e.

Les Marocains restent certes leaders du groupe F et en ballottage favorable avec 4 points, mais ce match nul relance le suspense. La RDC remonte à la 2e place, à égalité de points (2) avec la Zambie qui a fait match nul (1-1) en fin d'après-midi contre la Tanzanie. 

Un nul suffira mercredi aux Marocains, demi-finalistes du Mondial 2022 au Qatar – une première pour une nation africaine –, face aux Zambiens, pour accéder en huitièmes d'une épreuve qu'ils n'ont plus remportée depuis 1976. Face à la RDC, les Lions de l'Atlas ont parfaitement entamé la rencontre en ouvrant le score grâce à Achraf Hakimi. L'arrière droit du PSG a repris de volée du droit un corner frappé par Hakim Ziyech (6e).

Quelques minutes plus tôt, Hakimi, passeur décisif contre la Tanzanie, avait parfaitement servi Youssef en-Nesyri dans la surface. Mais le gardien congolais Lionel Mpasi avait repoussé en corner la tête du joueur du Séville FC.

Les Léopards ont ensuite tenté de réagir. Un coup franc excentré de Kakuta, dévié par Selim Amallah, est passé devant Mbemba sans que celui-ci ne puisse le reprendre au second poteau (33e).

Échauffourée

L'intervention d'Amallah a fait des dégâts. Inonga Baka, touché à la tête dans son duel avec le Marocain, a d'abord dû se faire poser un large bandage. Après intervention de la VAR, l'arbitre a ensuite accordé un penalty aux Congolais, estimant qu'Amallah avait aussi touché le ballon de la main.

Mais Cédric Bakambu a envoyé sa tentative sur le montant droit du but de Yassine Bounou (42e). Se contentant de gérer, les Marocains ont été mis en danger par la RDC en deuxième période à l'image de la reprise de Dylan Batubinsika, déviée par Amallah (48e), passée à côté du but.

Les Lions de l'Atlas ont fini par concéder l'égalisation en fin de rencontre quand l'attaquant de Stuttgart Silas Wamangituka a repris un centre en retrait de Meschack Elia (76e).

Les Marocains auraient même pu encaisser un deuxième but sans un sauvetage dans la surface de Hakimi (79e) ou une claquette du bout des gants de Bounou sur une frappe de Mayele (90+1).

Aussitôt la fin du match sifflée, la tension est montée encore d'un cran avec une échauffourée entre joueurs et membres de chaque équipe. Un dérapage déploré après coup par le sélectionneur marocain Walid Regragui, impliqué en allant s'en prendre verbalement à Mbemba.

« Alors ça arrive dans le football. J'ai beaucoup de respect pour Mbemba. Peut-être que c'est l'adrénaline qui l'a fait répondre comme ça. Mais il n'y a pas de souci. (...) Après, il fallait rester beaucoup plus calmes. On n'a pas donné une belle image, ni nous ni le Congo », a dit le sélectionneur marocain en conférence de presse, avec une volonté d'apaisement.

Longtemps devant au score mais trop attentiste, le Maroc s'est fait rejoindre par la République démocratique du Congo (1-1), dimanche à San-Pédro (Côte d'Ivoire), et devra patienter pour valider sa place en huitièmes de finale de la CAN.

Larges vainqueurs de la Tanzanie en ouverture (3-0), les Lions de l'Atlas pensaient enchaîner face à la RDC de...
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