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Sport - Moto GP

Francesco Bagnaia voit double

Le pilote italien a décroché son second titre de champion du monde consécutif lors de la dernière course de la saison à Valence.

Francesco Bagnaia célébrant son second titre de champion du monde consécutif, dimanche à l’arrivée du Grand Prix de Valence. José Jordan/AFP

Francesco Bagnaia, sacré champion du monde de MotoGP pour la seconde fois dimanche à Valence, marche dans les pas de Valentino Rossi, la légende italienne des Grands Prix qui a d’abord été son mentor, grâce à une régularité de métronome.

C’est au sein d’un groupe de pilotes créé par « Il Dottore », la VR46 Academy, que Pecco a été biberonné. L’an passé, il a mis fin à l’attente de l’Italie, qui n’avait plus eu de champion du monde depuis le dernier sacre de Rossi en 2009. Certes, Pecco est encore loin des sept titres mondiaux de son maître, mais au guidon de sa Ducati officielle, il a confirmé le retour au premier plan de son pays.

Comme en 2022, le Turinois de 26 ans a été couronné lors du dernier Grand Prix à l’issue d’une fin de saison haletante où il a pris le meilleur sur l’Espagnol Jorge Martin (Ducati-Pramac), qui sera passé à côté des deux dernières courses de la saison. Bagnaia a parachevé sa seconde saison au sommet par une 7e victoire cette saison sur le circuit de Valence, où il a devancé le Français Johann Zarco, vainqueur du premier Grand Prix de sa carrière cette saison, et le Sud-Africain Brad Binder, qui finissent respectivement 5e et 4e du classement final de cette saison 2023.

Les deux pilotes aux tempéraments très différents, Bagnaia étant très réservé alors que Martin est plutôt exubérant, se sont livré un superbe duel dont est sorti vainqueur l’Italien, qui a su garder la tête froide en toutes circonstances alors que l’Espagnol a parfois perdu son temps et son énergie inutilement.

 « Ils ont des caractères différents, c’est un peu le feu et la glace. Bagnaia est plus calme et réfléchi, alors que Martin est plus spectaculaire, toujours à l’attaque, mais moins régulier », a estimé auprès de l’AFP Hervé Poncharal, directeur de l’équipe Gasgas/Tech 3.

14 podiums cette saison

La saison de Bagnaia a été très linéaire et il a gommé la plupart des erreurs qu’il commettait par le passé. Après être tombé tout seul deux fois lors des trois premiers Grands Prix, il a ensuite fait preuve d’une impeccable constance lors des courses dominicales où il a fini 14 fois sur le podium lors des 15 Grands Prix qu’il a terminés.

Les week-ends se suivent et se ressemblent toujours pour Bagnaia : souvent en retrait le vendredi, il élève son niveau petit à petit lors des qualifications, où il décroche presque toujours une place en première ligne puis lors du sprint et arrive au Grand Prix avec beaucoup de certitudes.

« Il est très fort pour analyser les données recueillies lors des essais afin de trouver les bons réglages pour les qualifications et les deux courses. Même quand il est moins bien le samedi, il arrive toujours à beaucoup s’améliorer le dimanche », explique Hervé Poncharal.

Hermétique à la pression

L’Italien semble toujours imperturbable et hermétique à la pression. Quand il est un peu en retrait ou a des soucis de pneus, il met en avant le travail et l’étude des données pour s’améliorer et ne s’apitoie pas sur son sort.

Tout le contraire de Martin, qui s’en est pris violemment à Michelin, le fournisseur de pneus en MotoGP, après sa 10e place au GP du Qatar, avant-dernière manche de la saison où il a vu s’envoler une grande partie de ses chances de titre.

Gêné volontairement par Martin lors des essais qualificatifs vendredi à Valence, où il n’a pris que la 15e place, l’obligeant à devoir passer par les repêchages, Bagnaia est resté stoïque et n’a pas réagi à la provocation de son rival, lui conseillant ironiquement de se concentrer plutôt sur sa propre performance.

Et le lendemain, il a remis les pendules à l’heure sans tambour ni trompette en prenant la deuxième place en qualifications alors que Martin craquait en commettant plusieurs erreurs qui l’ont relégué au sixième rang sur la grille.

Mais ce second titre mondial aurait bien pu lui échapper sans un miracle survenu à Barcelone début septembre : peu après le départ du GP de Catalogne, Bagnaia, seul en tête, a lourdement chuté et s’est fait rouler sur une jambe par le Sud-Africain Brad Binder (KTM). Alors que son équipe craignait une fracture qui aurait anéanti ses chances de doublé, le Turinois est miraculeusement sorti presque indemne de cet accident. Victime de grosses contusions, il a pu remonter sur sa moto quelques jours plus tard pour décrocher deux troisièmes places au GP de Saint-Marin.

Très fort mentalement, Bagnaia a aussi prouvé cette saison être solide physiquement et tenir sur la durée. De quoi lui offrir de belles perspectives de règne sur le circuit mondial.

Francesco Bagnaia, sacré champion du monde de MotoGP pour la seconde fois dimanche à Valence, marche dans les pas de Valentino Rossi, la légende italienne des Grands Prix qui a d’abord été son mentor, grâce à une régularité de métronome.

C’est au sein d’un groupe de pilotes créé par « Il Dottore », la VR46 Academy, que Pecco...

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