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Dernières Infos - Guerre Hamas-Israël

Pour Bou Habib, une invasion israélienne de Gaza n’impliquerait pas automatiquement une réaction du Hezbollah


Pour Bou Habib, une invasion israélienne de Gaza n’impliquerait pas automatiquement une réaction du Hezbollah

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, à Moscou, le 22 novembre 2021. Photo EVGENIA NOVOZHENINA / POOL / AFP

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib a affirmé dimanche soir qu’une invasion de la bande de Gaza par l’armée israélienne n’impliquerait pas automatiquement une réaction du Hezbollah. Ses propos interviennent alors que le conflit Hamas-Israël bat son plein depuis le 7 octobre, et que les affrontements entre le parti chiite et l'État hébreu se multiplient à la frontière du Liban-Sud, faisant plusieurs morts.

« Le Hamas a informé l'Iran et le Hezbollah qu'il était capable de tenir des mois durant dans un contexte de bataille terrestre », a-t-il indiqué dans des propos accordés à la chaîne locale Mtv. Selon lui, « le Hezbollah ne va pas réagir automatiquement à une invasion de Gaza, sauf si elle est importante ou s'il y a une grande attaque contre le Liban ». « Le Hezbollah et l'Iran ont indiqué ne pas avoir été informés au préalable de l’opération ‘Déluge d'al-Aqsa’, et (le secrétaire d’État américain, NDLR) Anthony Blinken l'a lui-même admis hier », a-t-il poursuivi.

L'invasion militaire israélienne de Gaza fait craindre que le Liban et d'autres pays ne soient entraînés dans une guerre régionale. Dimanche, le Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati, a affirmé que son gouvernement s'efforçait de mettre fin aux attaques israéliennes et d’éviter que la guerre ne s'étende au Liban.

Selon Abdallah Bou Habib, « le Hezbollah sortira plus fort de toute guerre éventuelle, tout comme ce fut le cas en 2006 ». « Nos amis en Occident doivent faire pression sur Israël pour instaurer un cessez-le-feu et l'empêcher de lancer une guerre contre le Hezbollah », a-t-il plaidé. Avant de poursuivre : « La provocation émane des responsables israéliens et non pas du Hezbollah. Preuve en est que le secrétaire général du parti Hassan Nasrallah n'a jusqu'ici pas fait de déclarations, ce qui veut dire qu'il est contre l'escalade ». Abdallah Bou Habib a dans ce cadre assuré « mener un dialogue continu » avec le parti chiite.

Le chef de la diplomatie a enfin indiqué ignorer les raisons pour lesquelles les autorités libanaises n'ont pas été convoquées au sommet du Caire qui a eu lieu samedi. Organisée à l’initiative de l’Égypte pour tenter de trouver un accord sur l’arrêt des combats à Gaza et en Israël, la conférence, qui a réuni une trentaine de représentants essentiellement européens et arabes, s’est heurtée à de nombreuses divergences de vue sur la résolution du conflit.

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib a affirmé dimanche soir qu’une invasion de la bande de Gaza par l’armée israélienne n’impliquerait pas automatiquement une réaction du Hezbollah. Ses propos interviennent alors que le conflit Hamas-Israël bat son plein depuis le 7 octobre, et que les affrontements entre le parti chiite et l'État hébreu se...