Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, prononce un discours télévisé, le 28 août 2023. Capture d'écran Al-Manar
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a mis en garde lundi soir contre une possible exacerbation des tensions dans le sud du Liban, région où le parti est prédominant, entre les habitants et la Force intérimaire de l’ONU (Finul) si le mandat de la force onusienne est renouvelé en maintenant un article permettant aux Casques bleus de circuler « sans autorisation préalable » et « de manière indépendante » de l’armée libanaise, et ce « contre le gré » de Beyrouth.
Une menace à peine voilée lancée dans un discours télévisé, alors que le mandat de la Finul doit être renouvelé jeudi. Un bras de fer se joue à l’ONU, où se trouve actuellement le ministre sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, autour du retrait de l’article 16 de la résolution renouvelant le mandat des Casques bleus, qui permet cette libre circulation des convois de la Finul et qui a suscité la colère des autorités libanaises et du Hezbollah. Ces derniers n’avaient cependant pas pu le supprimer l’année dernière.
Depuis le dernier renouvellement, en août 2022, l’année a été marquée par des tensions régulières lors du passage de convois de la force dans certaines localités, où les véhicules de l’ONU ont été à plusieurs reprises caillassés ou pris pour cible. Des échauffourées qui avaient pris un tour meurtrier en décembre, avec la mort d’un Casque bleu irlandais, tué par balle lors d’une de ces agressions. En juin, la justice militaire libanaise a accusé cinq membres du Hezbollah d’« homicide volontaire » pour le meurtre du soldat Sean Rooney.
Hassan Nasrallah a prononcé son discours à l’occasion du sixième anniversaire de ce que le parti chiite appelle la « seconde libération », à savoir la bataille contre les jihadistes qui étaient déployés dans le jurd (arrière-pays) de Ersal, dans la Békaa, à la frontière avec la Syrie.
En voici les principaux points :
Concernant le renouvellement de la Finul
– « Le Conseil de sécurité, à cause des Américains, ne voit pas ce que fait Israël au Liban, ses menaces et ses atteintes à la souveraineté. Ils veulent seulement que le Liban ne constitue pas une menace pour l’ennemi (israélien). Ils veulent que la Finul travaille pour Israël, que la Finul soit un espion à la solde d’Israël. »
– « Une force armée étrangère qui se déplace au Liban sans accord avec l’armée est une atteinte à notre souveraineté. Le Hezbollah, lui, n’est pas une force étrangère. Il (les armes du Hezbollah) s’agit d’un autre problème, qui oppose les vrais souverainistes et ceux qui suivent les ordres des Américains. »
– « Les gens du Sud ne permettront pas qu’une décision soit appliquée contre le gré du gouvernement libanais. »
À propos de la vacance présidentielle
– « Certains disent qu’ils ne permettront pas que le candidat de la moumanaa soit élu (à la présidence). Certains disent vouloir bâtir un État pour faire face au Hezbollah. Or, les premiers à demander de désarmer le Hezbollah est Israël ; de cette manière, vous êtes en train de servir les intérêts de l’État hébreu. »
– « Nous sommes prêts au dialogue dans le dossier présidentiel, à la différence d’autres parties. Devons-nous forcer le dialogue avec ces parties ? »
Douze séances électorales visant à élire un successeur à l’ex-président Michel Aoun se sont soldées par un échec, faute de consensus entre les groupes parlementaires. Le Hezbollah et le mouvement chiite Amal, dirigé par le président de la Chambre, soutiennent Sleiman Frangié, et le camp de l’opposition appuie l’ancien ministre des Finances et actuel responsable au Fonds monétaire international (FMI) Jihad Azour. Le Hezbollah appelle au dialogue pour débloquer la présidentielle, mais l’opposition refuse de dialoguer avec le parti chiite.
– « Aujourd’hui, ils prennent de haut les Français, mais si c’était un envoyé américain, auraient-ils osé le faire ? »
Hassan Nasrallah fait ici allusion à la médiation de l’envoyé français Jean-Yves Le Drian, qui a proposé un dialogue avec toutes les parties dans le courant du mois de septembre afin de résoudre le blocage de la présidentielle. Cet appel et une liste de questions envoyée en amont par l’ex-ministre français ont été fortement critiqués par les partis de l’opposition.
– « Nous sommes dans un dialogue sérieux avec le Courant patriotique libre (CPL). Si nous arrivons à une entente autour des projets de décentralisation et de fonds pour la gestion des actifs de l’État, nous la présenterons à nos alliés et amis. Nous verrons les développements (dans ce dossier) dans quelques jours, nous verrons également si l’émissaire français Jean-Yves Le Drian se rendra au Liban. Septembre sera une période importante pour la présidentielle. »
Après des mois de froid, un rapprochement a été effectué dernièrement entre le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, et le Hezbollah. Le CPL est désormais prêt à soutenir n’importe quel candidat à l’élection présidentielle, y compris son rival et favori du Hezbollah, le leader des Marada Sleiman Frangié, si le parti chiite et son camp s’engagent à mettre en œuvre deux mesures phares requises par Bassil : la décentralisation administrative et financière élargie et le fonds fiduciaire pour la gestion des biens de l’État. De nombreux observateurs estiment que le chef du CPL s’est réconcilié avec son partenaire chiite lorsqu’il a senti que la candidature du commandant en chef de l’armée, qu’il refuse catégoriquement, était de plus en plus sérieusement envisagée par la communauté internationale.
À propos des tensions avec Israël
– « Tout assassinat ciblé sur le sol libanais ne restera pas sans réponse, la riposte sera forte. On ne permettra pas que la scène libanaise soit ouverte aux attentats. »
À propos de la bataille de 2017
– « Avant la seconde libération, les extrémistes se trouvaient dans de larges zones du Liban, empêchaient les gens d’accéder à leurs terres et utilisaient le Liban comme base pour envoyer des voitures piégées et étendre leur territoire. »
– « Les Américains ont menacé l’armée libanaise de mettre un terme à leurs aides si elle lançait une bataille contre les groupes jihadistes dans le jurd. »
– « Mais finalement, les (dépouilles mortelles des) martyrs de l’armée ont été restituées et la présence terroriste dans nos régions a pris fin. C’est ce que nous appelons la seconde libération et victoire. »
Le Hezbollah appelle « première libération » le départ des troupes israéliennes du Liban-Sud en 2000.
– « La troisième libération a commencé il y a quelques jours, avec le début des forages dans le bloc 9 de la zone économique exclusive du Liban. »
– « Ces libérations et la victoire de juillet 2006 sont le résultat de la stratégie de défense basée sur le triptyque armée, peuple, résistance, qui a permis des victoires historiques. »
– « Ceux qui disent qu’il faut désarmer la Résistance travaillent pour le compte de l’ambassade des États-Unis. »
En juillet 2017, le Hezbollah avait lancé la bataille du jurd de Ersal contre les jihadistes du Front Fateh el-Cham (ex-Front al-Nosra, la branche syrienne d’el-Qaëda). À l’issue des combats, le parti chiite avait réussi à déloger les jihadistes des zones qu’ils contrôlaient, et avait conclu un accord pour qu’ils soient évacués du Liban vers la Syrie. Le 19 août 2017, c’était au tour de l’armée libanaise de lancer l’opération « Aube des jurds » à l’issue de laquelle elle était parvenue à chasser les jihadistes du groupe État islamique (EI) qui sévissaient sur les hauteurs des villages chrétiens de Ras Baalbeck et Qaa.





70% des Libanais veulent que le Hezbollah rendent ses armes et aspire a la paix. Qu'il aille raconter ses histoires a dormir debout a d'autres. HN fait parti de ceux qui prétendent défendre les intérêts du Liban mais brade ses droits sans sourciller lorsque cela arrange les intérêts de ses maîtres. A chaque fois que le pays tend a ce remettre il crée une guerre ou un conflit pour le garder dans la mouise a travers laquelle il continue de bâtir l’état islamique qu'il nous a promis des le premier jour. Ce n'est que dans une atmosphère de guerre permanente que le Hezbollah peut grandir et arriver a ses fins. Seulement il y a trop de grain de sable en face qui l’empêche de persévérer comme il le voudrait et, a part l'opposition qui pour l'instant tient bon, la dernière qui lui a mis tous le monde sur le dos: Les ressources énergétiques nécessaires a l’économie mondiale. Pas besoin de vous faire un dessin de ce qui va suivre dans les mois qui suivent.
08 h 32, le 30 août 2023