En réponse au texte de Lamia Sfeir « Le Liban, ce pays que l’on ne comprend pas ! »
paru dans la rubrique « Courrier » de
« L’Orient-Le Jour » du 27 juin.
Contrairement à madame Sfeir, je ne suis pas en admiration avec nous-mêmes, bien au contraire, je n’en pense que du mal !
Nous n’avons pas du tout repris le pays en main comme elle le dit, nous l’avons plutôt abandonné aux lascars et assassins.
Je concède que nous sommes tombés bien bas effectivement, mais nous ne construisons fichtrement rien à part des restaurants où vont s’empiffrer de nouveaux nantis !
Madame Sfeir trouve que le peuple a repris goût à la vie « malgré la rage qui gronde en nous depuis ce fameux 4 août ». Moi, je ne vois qu’amertume et désespoir autour de moi.
Toutes ces fêtes, ces rires, ces danses ne sont que la consécration de l’absurde, c’est la célébration du néant !
Le défi à relever serait de faire l’union autour d’une vraie citoyenneté et d’un vrai projet de résistance à la mainmise sur le pays.
Le défi n’est pas de pouvoir faire la fête, mais plutôt de faire leur fête à ceux qui nous ont volé notre État, nos biens et notre joie de vivre !
En attendant que la « ville devienne une éternelle fête », prenons garde aux chants lugubres et autres mélopées dont on nous serine depuis quelque temps : le dialogue forcé ou rien !
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