Rechercher
Rechercher

Politique - Éclairage

Comment la stratégie électorale du Hezbollah s’est retournée contre lui

Alors que le parti de Dieu a soutenu autant que possible Gebran Bassil lors des dernières législatives, ce dernier refuse de lui rendre la pareille en ralliant la candidature de Frangié à la présidence.

Comment la stratégie électorale du Hezbollah s’est retournée contre lui

Gebran Bassil s’adresse à ses partisans le 16 mai 2022, après les élections législatives. À côté de lui, un grand drapeau du Hezbollah. Photo Ibrahim Chalhoub/AFP

Mauvais calcul ? En mai 2022, le Hezbollah était sorti des élections législatives vraisemblablement satisfait, ayant réussi à obtenir, avec son allié Amal, l’intégralité des 27 sièges chiites et ayant aidé son partenaire aouniste à limiter les pertes malgré la grogne populaire. Mais un an plus tard, la stratégie électorale du parti de Dieu, qui favorisait notamment son allié chrétien aux dépens des autres composantes du 8 Mars, s’est un peu retournée contre lui. En pleine bataille présidentielle, le Courant patriotique libre refuse de soutenir le candidat du parti chiite, le chef des Marada Sleiman Frangié, privant ce dernier de la précieuse couverture chrétienne. Il refuse même d’assurer le quorum d’une séance électorale qui pourrait voir le zaïm de Zghorta élu, comme ce dernier l’avait fait pour Michel Aoun en 2016.Le Hezbollah à la...
Mauvais calcul ? En mai 2022, le Hezbollah était sorti des élections législatives vraisemblablement satisfait, ayant réussi à obtenir, avec son allié Amal, l’intégralité des 27 sièges chiites et ayant aidé son partenaire aouniste à limiter les pertes malgré la grogne populaire. Mais un an plus tard, la stratégie électorale du parti de Dieu, qui favorisait notamment son allié chrétien aux dépens des autres composantes du 8 Mars, s’est un peu retournée contre lui. En pleine bataille présidentielle, le Courant patriotique libre refuse de soutenir le candidat du parti chiite, le chef des Marada Sleiman Frangié, privant ce dernier de la précieuse couverture chrétienne. Il refuse même d’assurer le quorum d’une séance électorale qui pourrait voir le zaïm de Zghorta élu, comme ce dernier l’avait fait pour...
commentaires (6)

Brouillé et embrouille, je m’y perd en conjectures. Parfois l’union ne fait pas souvent la force. Momed.

Mohamed Melhem

07 h 16, le 23 mai 2023

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • Brouillé et embrouille, je m’y perd en conjectures. Parfois l’union ne fait pas souvent la force. Momed.

    Mohamed Melhem

    07 h 16, le 23 mai 2023

  • A un moment ou l'autre, en echange d'un poste maronite important, par exemple celui de commandant en chef de l'armee, ou celui de gouverneur de la BDL, ou les deux, le CPL reviendra a ses amours milichiennes avec le Hezb et laissera elire Frangieh. Bon sang ne saurait mentir.

    Michel Trad

    20 h 37, le 19 mai 2023

  • Honte à Bassil c’est un nul , il faut que les chrétiens s’unissent

    Eleni Caridopoulou

    17 h 39, le 19 mai 2023

  • Il fallait également mentionner que si les FL ont gagné 4 ou 5 sièges de plus aux dernières législatives c'est grâce au "blé complet" de l'Arabie Saoudite.

    Hitti arlette

    13 h 51, le 19 mai 2023

  • "assurer le quorum d’une séance électorale qui pourrait voir le zaïm de Zghorta élu, comme ce dernier l’avait fait pour Michel Aoun en 2016." sachant que le "bloc" parlementaire de Franjieh a l'epoque etait compose de 3/4 deputes... la belle affaire face au 17-19 deputes Aouniste actuel!

    Ventre-saint-gris

    10 h 36, le 19 mai 2023

  • Au contraire, la strategie A porté à 100%. Elle consiste à avoir un président sans bloc parlementaire significatif, donc affaibli. Et à avoir un groupe parlementaire disruptif aux ordres. Ce groupe s’aligne sur le président quand ils veulent et se désolidarise quand ils veulent. C’est un échec et mat.

    Otayek Joe

    06 h 36, le 19 mai 2023

Retour en haut