Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le dirigeant intérimaire libyen Mustapha Abdel Jalil saluent la foule alors qu'ils assistent à la prière du vendredi à Tripoli, le 16 septembre 2011. MAHMUD TURKIA/AFP/GETTY IMAGES
Faire la rétrospective des années Erdogan, c'est avoir la vertigineuse impression de n'avoir finalement rien compris au reïs. En vingt ans à la tête de la Turquie, l'homme politique a donné à voir un visage protéiforme, se contredisant à peu près sur tous les sujets, capable tantôt de réconcilier la nation, tantôt de raviver ses conflits les plus profonds. Outsider soulevant les foules, réformateur attentif à l'air du temps, stratège pragmatique ou chef de guerre aux relents autoritaires, le Premier ministre devenu président est le visage de la Turquie du XXIème siècle et voudrait être celui du « siècle turc », le nouveau centenaire de la République. A l'approche des élections générales du 14 mai, « L’Orient-Le Jour » dresse un portrait en trois épisodes du règne de cet animal politique qui a marqué l'Histoire. Ce deuxième épisode se penche sur l’extension de son influence au Moyen-Orient, une zone qu’il rêve de conquérir.
OLJ / Par Clara HAGE, le 10 mai 2023 à 20h46, mis à jour le 11 mai 2023 à 04h57
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le dirigeant intérimaire libyen Mustapha Abdel Jalil saluent la foule alors qu'ils assistent à la prière du vendredi à Tripoli, le 16 septembre 2011. MAHMUD TURKIA/AFP/GETTY IMAGES