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Politique - Présidentielle

Depuis Bkerké, Élias Bou Saab appelle au dialogue

« Nous n’avons toujours pas commencé à discuter de noms de présidentiables parce que les partis ne sont pas parvenus à soutenir un candidat commun », affirme le vice-président de la Chambre.

Depuis Bkerké, Élias Bou Saab appelle au dialogue

Le vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, au palais de Baabda. Archives Dalati et Nohra

Le vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, a plaidé hier pour un « dialogue » entre les différents protagonistes, afin de tenter d’aboutir à l’élection d’un président de la République qui se fait attendre depuis le 31 octobre 2022, date de la fin du mandat de Michel Aoun. À l’issue d’une réunion avec le patriarche maronite Béchara Raï à Bkerké, M. Bou Saab a également fait part du mécontentement du cardinal vis-à-vis du retard pris pour l’élection d’un nouveau chef de l’État. « Le dialogue est essentiel », a insisté le numéro deux du Parlement, alors qu’il effectue depuis la semaine dernière une tournée auprès des différentes forces politiques. Il a affirmé être convenu avec le patriarche qu’il l’informera des résultats de cette initiative, menée « non dans une optique partisane, mais plutôt en (sa) qualité de vice-président de la Chambre ». « J’ai senti le mécontentement du patriarche face à la situation à laquelle nous sommes arrivés. Les responsables qui ont traité ce dossier n’ont pas montré d’intérêt pour le facteur temps, ce qui dérange énormément le patriarche », a déclaré M. Bou Saab. « Nous n’avons toujours pas commencé à discuter de noms de présidentiables parce que les partis ne sont pas parvenus à soutenir un candidat commun à la suite de l’initiative lancée par le patriarche », a-t-il ajouté.

Début avril, Mgr Raï avait réuni sous son égide plus d’une cinquantaine de députés chrétiens dans le cadre d’une journée « spirituelle » à Harissa et les a interrogés sur les efforts qu’ils ont déployés « pour faciliter l’élection d’un président ». Cette initiative est intervenue alors que le camp chrétien demeure divisé face au tandem chiite Amal-Hezbollah qui a officialisé dernièrement son soutien au leader des Marada, Sleiman Frangié, une candidature qui se heurte toutefois à un veto chrétien.Le vice-président de la Chambre s’est par la suite entretenu avec le groupe parlementaire du Renouveau, mené par son candidat officiel à la présidentielle, Michel Moawad. « J’ai constaté des convergences entre nous », a affirmé M. Bou Saab à l’issue de la réunion. « La région se dirige vers un changement et une ouverture », a-t-il ajouté. De son côté, M. Moawad a estimé que l’initiative du numéro deux du Parlement « se fonde sur un principe sain » et affirmé soutenir « la solution basée sur une logique du recouvrement de l’État et du partenariat ». M. Bou Saab s’est par la suite entretenu avec le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, à Meerab. Le vice-président de la Chambre s’est déjà réuni avec le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad. Aujourd’hui, il sera reçu par le président des Kataëb, Samy Gemayel. Le Courant patriotique libre, les FL et les Kataëb convergent sur leur refus de la candidature de Sleiman Frangié, mais n’arrivent toutefois pas à s’entendre sur une alternative sérieuse. Dimanche, lors d’un discours virulent contre le Hezbollah et le leader des Marada, Gebran Bassil a appelé ses rivaux chrétiens, sans les nommer, à s’entendre pour faire face à « toute volonté locale ou étrangère de nous imposer un président ». Un message notamment adressé au camp du Hezbollah qui semble confiant que l’accord irano-saoudien et l’ouverture saoudo-syrienne ont favorisé les chances de son candidat de gagner la course pour Baabda. « Que personne ne mise sur des compromis régionaux, car quelle que soit leur force, ils ne pourront pas durer sans couverture et entente interne », a-t-il lancé.

Le vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, a plaidé hier pour un « dialogue » entre les différents protagonistes, afin de tenter d’aboutir à l’élection d’un président de la République qui se fait attendre depuis le 31 octobre 2022, date de la fin du mandat de Michel Aoun. À l’issue d’une réunion avec le patriarche maronite Béchara Raï à Bkerké, M. Bou Saab a également fait part du mécontentement du cardinal vis-à-vis du retard pris pour l’élection d’un nouveau chef de l’État. « Le dialogue est essentiel », a insisté le numéro deux du Parlement, alors qu’il effectue depuis la semaine dernière une tournée auprès des différentes forces politiques. Il a affirmé être convenu avec le patriarche qu’il l’informera des résultats de cette initiative, menée « non...
commentaires (3)

C’est fou ce que m’sieur bou aime les caméras :-D

Gros Gnon

13 h 47, le 03 mai 2023

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Commentaires (3)

  • C’est fou ce que m’sieur bou aime les caméras :-D

    Gros Gnon

    13 h 47, le 03 mai 2023

  • C'est simple, les Kataeb, le PSP et les FL ont leur candidat. GB n'a qu'a suivre point barre! Lui et son beau papa en ont assez fait a ce jour et il est temps qu'ils fassent amende honorable. Soutenir Moawad ne fera que mettre les deux pieds des formations Chiites dans une chaussure. Cette possibilité étant sur le tapis, a poussé Abdollahian a dire qu'il soutenait une candidature de consensus. Seulement quand cela les arrangent apparemment. Il faut que cela change et seul le CPL, s'il rentre au bercail et dans les rangs et surtout sans supercherie, peut y contribuer. Sera-t-il cependant sincère? Personnellement j'en doute car le coût politique lui sera très élevé. Il faut être un homme avec des tnuts pour oser.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    13 h 00, le 03 mai 2023

  • Waouh! Saab a senti le mécontentement du patriarche? On les croyait tous sourds et aveugles puisque le mécontentement des libanais ne parvient à leurs longues oreilles qui servent à s’écouter les uns les autres et non au peuple qui depuis déjà plus de quarante ans leur envoie des messages de mécontentements et de dégoût de leur attitude pour le moins méprisante à leur égard. Ils brassent tous du vent et prennent leur temps pour se visiter les uns les autres avec les blabla pour meubler les repas partagés, sans jamais penser à ces pauvres libanais qui sont obligés de faire les poubelles pour nourrir leurs familles. Qu’importe, puisque eux continuent à promener leurs bedaines de table à table et de festin en festin en les arrosant de vin cher et d’eau pétillante. Mais quelle plaie que ces bons à rien qui n’arrêtent pas de nous assommer avec leurs déclarations honteuses qui ne servent qu’à remplir les pages des journaux et les heures d’écoute des médias assoiffés de non événement et de mensonges pour justifier leur existence et qui servent de soporifiques pour des libanais déjà soûls et endormis. Le peuple libanais est le seul problème du LIBAN.

    Sissi zayyat

    11 h 45, le 03 mai 2023

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