Rechercher
Rechercher

Monde - Réforme Des Retraites

Les syndicats français maintiennent la pression : nouvelle journée d’action le 6 juin

Les syndicats français maintiennent la pression : nouvelle journée d’action le 6 juin

Manifestation du 1er mai place de la Nation, à Paris. Geoffroy Van der Hasselt/AFP

Les syndicats en France ont appelé mardi à une quatorzième journée d’action le 6 juin, pour « se faire entendre » des députés qui examineront le 8 juin une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites qui suscite toujours une vive colère sociale, au lendemain d’une forte mobilisation lors des manifestations du 1er mai.

« Nous appelons unitairement nos organisations à aller rencontrer les députés partout pour les appeler à voter cette proposition de loi. Dans ce cadre, l’intersyndicale appelle à multiplier les initiatives avec notamment une nouvelle journée d’action commune, de grèves et de manifestions, le 6 juin », écrivent les syndicats dans un communiqué.

Cette proposition de loi déposée par un petit groupe centriste « permettra pour la première fois à la représentation nationale de se prononcer par un vote sur la réforme des retraites », soulignent-ils.

La décision du gouvernement français de recourir mi-mars à l’article 49.3 de la Constitution – qui permet d’adopter un texte sans vote au Parlement – pour faire passer cette réforme controversée a entraîné un net durcissement de la contestation.

L’essentiel de la réforme a ensuite été validé par le Conseil constitutionnel, et elle a été promulguée.

La colère se cristallise sur le report de 62 à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite, mesure phare que syndicats et manifestants jugent « injuste », en particulier pour les femmes et ceux qui exercent des métiers pénibles.

Un éventuel vote favorable de la proposition de loi le 8 juin ne serait que le début d’un parcours parlementaire, mais constituerait une claque pour l’exécutif français. « Il y a forcément un risque parce que nous sommes dans une majorité relative », a reconnu lundi soir le ministre du Travail, Olivier Dussopt.

Les manifestations du 1er mai ont rassemblé en France près de 800 000 personnes, selon la police (2,3 millions selon le syndicat CGT). Si elle était loin des niveaux record de fin janvier – près de 1,3 million de manifestants selon le ministère de l’Intérieur –, la mobilisation est restée forte après 12 journées de défilés, et bien au-delà d’un 1er mai classique.

Pas de retour à la normale

Les défilés ont été marqués par des heurts parfois violents dans plusieurs villes dont Paris, Nantes (Ouest) et Lyon (Est). Après plus de trois mois de conflit, les manifestants se sont dit toujours autant déterminés à obtenir le retrait de la réforme.Dans son communiqué, l’intersyndicale prend note du fait que « le gouvernement a annoncé l’ouverture d’un cycle de concertations sans que l’objet ni le cadre ne soient précisément fixés ». « La défiance est profonde et le dialogue ne pourra être rétabli que si le gouvernement prouve sa volonté de prendre enfin en compte les propositions des organisations syndicales », concluent-elles.À plus court terme, les syndicats attendent la décision du Conseil constitutionnel qui doit se prononcer mercredi sur une seconde demande de référendum d’initiative partagée (RIP).

De son côté, la chef de file des députés LFI (La France insoumise– gauche radicale), Mathilde Panot, a martelé mardi qu’il n’y aurait « pas de retour à la normale » à l’Assemblée nationale et dans le pays, tant que la réforme des retraites est maintenue. « Nous n’allons pas tourner la page », a-t-elle assuré devant la presse, à la reprise des travaux parlementaires après quinze jours de pause.

Alors que la France est l’un des pays européens où l’âge de départ à la retraite est le plus bas, mais avec des systèmes très différents, l’exécutif a justifié son projet par la nécessité de répondre à la dégradation financière des caisses de retraite et au vieillissement de la population.

Source : AFP

Les syndicats en France ont appelé mardi à une quatorzième journée d’action le 6 juin, pour « se faire entendre » des députés qui examineront le 8 juin une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites qui suscite toujours une vive colère sociale, au lendemain d’une forte mobilisation lors des manifestations du 1er mai.« Nous appelons unitairement nos organisations à aller rencontrer les députés partout pour les appeler à voter cette proposition de loi. Dans ce cadre, l’intersyndicale appelle à multiplier les initiatives avec notamment une nouvelle journée d’action commune, de grèves et de manifestions, le 6 juin », écrivent les syndicats dans un communiqué.Cette proposition de loi déposée par un petit groupe centriste « permettra pour la première fois à la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut