Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Soupçons de corruption

Hoda Salloum reste en prison, tranche la Chambre d'accusation du Mont-Liban


La directrice générale du département du trafic routier, Hoda Salloum. Photo ANI

La Chambre d'accusation du Mont-Liban a ordonné jeudi le maintien en détention de Hoda Salloum, directrice générale du département du trafic routier, dans l'enquête sur des soupçons de corruption visant les centres d'enregistrement des véhicules à travers le Liban.

La juridiction a rendu publique cette décision dans un communiqué que L'Orient-Le Jour a pu consulter, une semaine jour pour jour après que la procureure près la Cour d'appel du Mont-Liban Ghada Aoun a présenté un recours en appel pour contester une décision du juge d'instruction du Mont-Liban Ziad Dghaidy qui avait ordonné la libération de Mme Salloum.

"L'avocat de Hoda Salloum, Marouan Daher, a présenté le 18 avril une demande de rejet du recours en appel (présenté par Ghada Aoun) pour vice de forme", précise le texte. L'avocat invoque le fait que selon lui, Ghada Aoun "n'a plus la possibilité d'exercer tout travail sur ce dossier" étant donné qu'elle fait l'objet d'une action en responsabilité de l'État pour fautes lourdes dans l'exercice de son travail.

Mais cette action en responsabilité "n'a rien à voir avec la présente accusation", poursuit la Chambre d'accusation du Mont-Liban. Ainsi, "le recours en appel est accepté" et la décision du juge Dghaidy est rejetée. Hoda Salloum reste donc en détention. La fonctionnaire ainsi que des dizaines de ses confrères avaient été arrêtés en novembre dernier.

Dans sa décision rendue le 12 avril, le juge Dghaidy avait évoqué la date de la détention provisoire de Mme Salloum, en référence au fait que celle-ci a déjà beaucoup duré. Ce à quoi Ghada Aoun a répliqué dans son recours que la loi prévoit pour les actes tels que ceux reprochés à la fonctionnaire une détention allant jusqu’à 6 mois renouvelables une fois. Soit en l’espèce une période arrivant à terme en mai prochain et pouvant être prolongée jusqu’en novembre.

Fermés pendant plusieurs mois, les centres d'enregistrement des véhicules de Dekouané, à l'est de Beyrouth, et ses branches de Saïda, Nabatiyé (Liban-Sud), Zahlé (Békaa) et Tripoli (Liban-Nord), ont repris le travail la semaine dernière, après une fermeture généralisée consécutive aux arrestations massives d'employés de cette administration. Certaines des personnes arrêtées avaient été libérées par la suite, mais le travail dans les centres n'avait pas repris pour autant.

Dans le cadre d'une vaste lutte contre la corruption menée dans le pays, des arrestations avaient également eu lieu ces derniers mois parmi les employés des cadastres du Mont-Liban. Des fonctionnaires du service foncier, notamment à Baabda et au Metn, accusés d'avoir amassé des sommes mirobolantes par des pots-de-vin soutirés à des contribuables, sont actuellement poursuivis par la justice.

La Chambre d'accusation du Mont-Liban a ordonné jeudi le maintien en détention de Hoda Salloum, directrice générale du département du trafic routier, dans l'enquête sur des soupçons de corruption visant les centres d'enregistrement des véhicules à travers le Liban. La juridiction a rendu publique cette décision dans un communiqué que L'Orient-Le Jour a pu consulter, une semaine jour...