La juge Ghada Aoun lors d'une perquisition "musclée" dans les locaux de la société Mecattaf, en 2021. Photo Marc Fayad
La procureure près la Cour d’appel du Mont-Liban, Ghada Aoun, a présenté mercredi un recours en appel devant la Chambre d’accusation contre la décision rendue mercredi par le juge d’instruction près la Cour d’appel, Ziad Dghaidy, de relâcher la directrice générale du département du trafic routier, Hoda Salloum. La fonctionnaire, ainsi que des dizaines de ses confrères, avaient été arrêtés en novembre dernier dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption dans les centres d'enregistrement des véhicules du pays.
Dans sa décision rendue mercredi, le juge Dghaidy avait évoqué la date de la détention provisoire de Mme Salloum, en référence au fait que celle-ci a déjà beaucoup duré. Ce à quoi Ghada Aoun a répliqué dans son recours que la loi prévoit pour les actes tels que ceux reprochés à la fonctionnaire une détention allant jusqu’à 6 mois renouvelables une fois. Soit en l’espèce une période arrivant à terme en mai prochain et pouvant être prolongée jusqu’en novembre.
La procureure a étayé son appel devant la Chambre d’accusation du Mont-Liban en rapportant notamment des affirmations exprimées par plusieurs fonctionnaires dans le cadre de l’enquête, selon lesquelles Mme Salloum leur imposait de « payer des montants en espèces ou des onces d’or par l’intermédiaire d’un courtier », dont elle a évoqué le nom.


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