Le vice-président sortant du Conseil des ministres, Saadé Chami, à son bureau à Beyrouth en mai 2022. Photo P.H.B.
Interviewé par « L’Orient Today », le vice-président sortant du Conseil des ministres considère que le FMI ne serait pas rassuré si le budget libanais pour 2023 était construit sur les même bases que celui de 2022.
OLJ / Richard SALAME/L’Orient Today, le 12 avril 2023 à 00h00
Le vice-président sortant du Conseil des ministres, Saadé Chami, à son bureau à Beyrouth en mai 2022. Photo P.H.B.
- UNIFIER LES TAUX DE CHANGE, - D,UN PAYS DESINTEGRE, - SERAIT UNE AFFAIRE ETRANGE, - PUISQUE TOUT EST DIVISE. - LES ADVERSAIRES DIVERS, - AU PARI DU QUITTE OU DOUBLE, - SONT CEUX QUI, PAR LEURS CONCERTS, - CAUSENT LE TOXIQUE TROUBLE.
L'un des principaux dénominateurs communs de l'oligarchie tribalo-confessionnelle est sa capacité d'inertie. Toutes ses composantes s'y tiennent, au delà des chikayat pour amuser la galerie, dès lors qu'un risque systémique se profile. Et cette histoire de FMI avec ce qu'elle suppose de déballages sur la place publique est perçue comme tel. La conséquence, une dégradation continue de la vie quotidienne pour la majorité de la population, ne les inquiète pas outre mesure : l'histoire (récente et plus ancienne) les rassure sur leur capacité respective à "tenir" leurs communauté...
Très bien écrit Gloups
Qui nous confirme que les promesses du FMI et des pays associés seraient réelles ? Les américains ont promis électricité et se sont rétractés. Assez de conditions et de harcèlement pour ce pauvre pays. Qu'ils nous foutent la paix tous sans exception. Ils nous abusent pour leurs intérêts pour certains , et pour nous écraser davantage pour d'autres .
Monsieur Chami, un homme averti en vaut deux. Je vous conseille de ne pas toucher à l’épargne des libanais, vous mettrez le pays à feu et à sang et tout le pays sautera. Remarquez, ça serait peut être aussi bien, au moins cette crasse politicienne n’aura plus rien à voler. La Grèce,malgré les aides massives de l’Europe, avait vendu plusieurs de ses actifs comme le port du Piree par exemple. Vendez la MEA, le Casino, le Grand Sérail, les ports, l’aéroport, celui de Kleiate aussi….
Cet homme parle cash, et malgré le tableau apocalyptique qu’il brosse de la situation, c’en est presque rassurant. Il faut cesser de louvoyer, n’y gagnent que ceux qui ne veulent pas que le FMI mette son nez dans leurs combines.
C'est stupéfiant... mais en lisant entre les lignes, c'est l'impression d'une vaste mascarade qui émerge. Le valet, fut-il de bonne foi, protège fidèlement ses maîtres en toutes circonstances, avec force conseils pour que sa monture tienne le plus longtemps possible, jusqu'à la crise cardiaque et son effondrement. "Tout le gouvernement s'accorde à penser qu'il faut unifier le taux de change". Bien sûr, nous en sommes convaincus ! En vertu de cette conviction profonde, la BDL nous sert de nouveaux taux tous les deux mois à l'emporte-pièce : Sayrafa1, Sayrafa2, SayrafaPlus, SayrafaSuper, SayrafaPremium, SayrafaExcellence, SayrafaTozz... Réveillez-vous, le Liban, c'est pas la Grèce ! On a dépassé depuis longtemps le stade de l'incurie et de l'incompétence. Ce n'est plus une prise de conscience qu'il nous faut, mais un Tsunami dévastateur, seul à même de faire exploser ce carcan politico-économique qui nous enserre et dont nous ne sortirons jamais. Les réformes du FMI, c'est bien gentil, mais pour les appliquer, il faut être adulte et - soyons lucides - avant tout, le vouloir.
- UNIFIER LES TAUX DE CHANGE, - D,UN PAYS DESINTEGRE, - SERAIT UNE AFFAIRE ETRANGE, - PUISQUE TOUT EST DIVISE. - LES ADVERSAIRES DIVERS, - AU PARI DU QUITTE OU DOUBLE, - SONT CEUX QUI, PAR LEURS CONCERTS, - CAUSENT LE TOXIQUE TROUBLE.
18 h 39, le 12 avril 2023