Les Philippines et les États-Unis ont débuté mardi les plus grandes manœuvres militaires conjointes de leur histoire, au moment où les deux alliés historiques cherchent à contrer l’influence de la Chine dans la région.
Quelque 18 000 soldats, soit environ le double de l’an dernier, prennent part à ces exercices annuels d’une durée de deux semaines baptisés « Balikatan » (« Côte à côte » en philippin). Pour la première fois, les opérations comprendront des tirs à munitions réelles en mer de Chine méridionale, dont Pékin revendique la quasi-totalité. C’est la première fois que ces exercices ont lieu sous le mandat du président philippin Ferdinand Marcos Jr. qui cherche à améliorer les relations avec Washington mises à mal par son prédécesseur Rodrigo Duterte. Ces derniers mois, Manille et Washington ont relancé leurs patrouilles maritimes conjointes en mer de Chine méridionale et ont conclu un accord visant à accroître la présence militaire américaine aux Philippines. La proximité avec Taïwan pourrait faire des Philippines un partenaire-clé des États-Unis en cas d’invasion par la Chine de l’île démocratique qu’elle considère comme faisant partie de son territoire.


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