Dirk Nowitzki, Tony Parker et Dwyane Wade au moment de l’annonce de leur future intronisation au Hall of Fame, samedi, sur le parquet du NRG Stadium de Houston. Carmen Mandato/AFP
S’il fallait résumer en quelques noms la place imposante prise par le basket européen en NBA depuis deux décennies, ceux de Gasol, Nowitzki et Parker figureraient au somme de la liste.
Pas étonnant de voir enfin ces trois basketteurs, parmi les meilleurs de l’histoire du Vieux Continent, entrer dans le gotha de la ligue américaine aux côtés des multiples légendes, de Michael Jordan Kareem Abdul-Jabbar à Kobe Bryant, en passant par Bill Russellet.
Pionniers
Leur intronisation au sein de la prestigieuse institution aura lieu le 12 août à Springfield (Massachusetts).
Scoreur invétéré, Nowitzki est le 6e meilleur marqueur de l’histoire de la NBA (31 560 points en 1 522 matches) en saison régulière. Premier Européen élu MVP (meilleur joueur) de la saison régulière en 2007, le « Wunderkid » guida les Mavericks, son équipe de toujours, au seul titre de leur histoire en 2011.
Gasol a, lui, été sacré champion deux fois avec les Lakers, en 2009 et 2010, dans le rôle de lieutenant de Kobe Bryant. Depuis peu, leurs numéros trônent côte à côte au plafond de la salle de LA. Le Barcelonais possède également un des plus beaux palmarès qui soit sur le plan international, champion une fois du monde (2006) et trois fois d’Europe (2009, 2011, 2015).
Parker, vainqueur de l’Euro 2013 avec la France, peut surtout se targuer de posséder plus de bagues de champion que ses deux acolytes (2003, 2005, 2007 et 2014), toutes remportées avec les Spurs, aux côtés de Tim Duncan et Manu Ginobili, déjà membres du Hall of Fame, avec lesquels il forma un des plus redoutables « Big 3 » de l’histoire. Il fut aussi le premier Européen élu MVP d’une finale, en 2007.
Parmi les autres personnalités faisant leur entrée au Hall of Fame, figurent Gregg Popovich, quintuple champion avec San Antonio et coach le plus victorieux en NBA, ainsi que Becky Hamon, qui fut de 2014 à 2021 l’adjointe de ce dernier, devenant le temps d’un court intérim la première femme entraîneuse principale d’une équipe masculine professionnelle.
Des successeurs déjà connus
Cette cuvée 2023 est exceptionnelle à plus d’un titre, car l’Europe se trouve pour la première fois en force dans ce « Panthéon du basket », Dwyane Wade étant le seul Américain à compléter le quatuor d’anciens joueurs. Lui aussi a marqué de son empreinte la NBA, puisqu’il y a décroché trois titres de champion avec Miami (2006, 2012, 2013).
Depuis la première classe de 1959, ils sont désormais 201 anciens joueurs, issus de la Ligue nord-américaine et d’ailleurs, membres du Hall of Fame, qui est aussi composé de joueuses, entraîneurs, équipes, arbitres, dirigeants et autres contributeurs. Seulement 23 sont non-américains, parmi lesquels 14 Européens de neuf pays différents, les Croates étant les plus représentés, au nombre de quatre depuis l’intronisation de Tony Kukoc en 2021, trois fois champion avec les Bulls de Michael Jordan dans les années 1990.
En ajoutant l’Allemagne, l’Espagne et la France à cette liste, Nowitzki, Gasol et Parker symbolisent l’internationalisation galopante de la NBA qui n’a cessé de s’ouvrir au monde. Et en se montrant aussi prépondérants aux succès de leurs équipes, ils ont incarné ce changement d’ère et de paysage dans la durée.
À ce titre, ce « Big 3 » européen fait figure de pionniers ayant tracé la voie aux stars d’aujourd’hui, les Giannis Antetokounmpo, Nikola Jokic et autres Luka Doncic, qui imposent leur domination dans la ligue la plus relevée du monde.
« Il y a eu quelques anciens, comme (l’Allemand) Detlef Schrempf ou Tony Kukoc qui ont pavé ce chemin, et la nouvelle vague que nous représentions avec Tony et Pau est arrivée... On a contribué à rendre ce jeu global, on a inspiré les gamins, c’est une source d’humilité », a réagi Nowitzki.
Source : AFP


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