Les bars mobiles ont la cote auprès d’une tranche de la population libanaise qui a encore les moyens de faire la fête malgré la crise. Photo DR
Le concept est apparu il y a une bonne dizaine d’années et continue de séduire les fêtards et les barmans.
OLJ / Par Philippe HAGE BOUTROS, le 01 avril 2023 à 00h00
Les bars mobiles ont la cote auprès d’une tranche de la population libanaise qui a encore les moyens de faire la fête malgré la crise. Photo DR
Ditto.
Concernant l'éthique de l'idée des bars, je suis personnellement pour. Dans les guerres et pendant les périodes de crise à travers le monde, l'alcool à souvent été le refuge principal de la population anéantie par les désastres. Ceci dit, il y a une grande différence à deux niveaux avec ce qui se passe actuellement au Liban: la première est que l'on doit absolument contrôler les prix de la boisson, qui devrait s'aligner vers des "sorties" de bas budgets. En second, danser devrait être systemaquement interdit, ainsi que la musique qui devrait être calme, entraînant des pauses agréables sans toutefois être insultante pour ceux qui décident de les boycotter. Une soirée en pleine lune accompagnée d'une tenue "casuel" peut aider la population à tenir le coup. Tant que c'est dans la limite du raisonnable, et considération pour une population qui souffre l'enfer.
Je suis étonné par la légèreté intellectuelle de l'équipe rédactionnelle de votre éminent journal. Il ne se passe pas trois ou quatre jours sans un article sur l'ouverture d'un nouveau bar ou d'un restaurant chic et choc. Le pays s'effondre et quelques libanais fortunés se goinfrent ou se saoulent. Le Liban est un Titanic qui sombre alors que les passagers font la fête. Un peu de dignité de la part de votre journal, je vous en supplie.
Ditto.
15 h 44, le 01 avril 2023