Rechercher
Rechercher

Monde - Conflit

La CPI pourrait poursuivre des Russes pour crimes de guerre en Ukraine

« Violents combats » pour le centre de Bakhmout ; Moscou veut renouveler l’accord céréalier pour 60 jours seulement.

La CPI pourrait poursuivre des Russes pour crimes de guerre en Ukraine

Un militaire ukrainien interrogeant un mercenaire du groupe russe Wagner (à droite), emprisonné près de Bakhmout, le 12 mars 2023. Sergey Shestak/AFP

La Cour pénale internationale (CPI) veut poursuivre des Russes pour crimes de guerre en Ukraine, a rapporté lundi le New York Times, citant deux premiers dossiers que sont ceux des enfants transférés en Russie et les frappes délibérées sur des infrastructures civiles.

Selon le média américain, la première affaire concerne l’enlèvement d’enfants ukrainiens qui auraient ensuite été envoyés à l’adoption, ou dans des camps de rééducation. La seconde affaire concerne les accusations selon lesquelles les forces russes ont délibérément ciblé avec des missiles des infrastructures civiles telles que des centrales électriques et hydrauliques.

La cour, créée en 2002 pour juger les pires crimes commis dans le monde, aurait également selon le New York Times l’intention de demander des mandats d’arrêt contre plusieurs personnes.

La CPI enquête depuis plus d’un an sur d’éventuels crimes de guerre ou contre l’humanité commis pendant l’offensive russe. Son procureur Karim Khan a déclaré plus tôt ce mois-ci après une visite en Ukraine que les enlèvements présumés d’enfants faisaient « l’objet d’une enquête prioritaire ». « Les enfants ne peuvent pas être traités comme un butin de guerre », a-t-il déclaré le 7 mars.

De son côté, l’ONG Human Rights Watch a dénoncé lundi dans un rapport les conséquences « dévastatrices » de l’invasion sur les orphelins et les enfants placés en Ukraine. Des milliers d’entre eux ont été transférés dans des institutions ou des familles russes. « Le retour des enfants qui ont été capturés illégalement par les forces russes devrait être une priorité internationale », a déclaré l’ONG tout en exhortant Kiev à réformer « urgemment » son système de prise en charge de ces enfants.

Centre de Bakhmout

Sur le terrain, les forces ukrainiennes et russes ont dit lundi se livrer à « de violents combats » pour le centre de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine, et dont Moscou tente de s’emparer depuis l’été au prix de lourdes pertes. Cette ville est devenue un symbole de la résistance acharnée de l’Ukraine face au Kremlin, et Kiev espère y épuiser les forces ennemies pour pouvoir être en position de lancer une vaste contre-offensive.

« Des détachements d’assaut (du groupe paramilitaire russe) Wagner attaquent depuis plusieurs directions en tentant de percer la défense de nos troupes et d’avancer vers les quartiers centraux », a indiqué le commandant des forces terrestres ukrainiennes Oleksandr Syrsky. « Plus nous sommes proches du centre-ville, plus durs sont les combats, plus il y a d’artillerie », lui a fait écho Evguéni Prigojine, patron de Wagner dont les hommes sont en première ligne des combats pour Bakhmout.

Le général Syrsky a assuré que les troupes ukrainiennes « infligeaient des pertes significatives à l’ennemi » dans cette bataille, la plus longue et la plus sanglante depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine lancée en février 2022. M. Prigojine a reconnu que ses forces se heurtaient à une féroce résistance.

Si cette cité en grande partie rasée par les bombardements est devenue un des symboles de la farouche résistance ukrainienne à l’invasion, son importance stratégique est cependant contestée par des experts. Dans ce contexte, certains en Ukraine s’interrogent sur la nécessité pour Kiev de continuer à se battre pour cette ville dont la défense implique de lourdes pertes aussi pour l’armée ukrainienne. Et elles risquent de s’alourdir encore si les troupes russes parviennent à encercler Bakhmout alors qu’elles ont déjà réussi à couper plusieurs routes importantes pour le ravitaillement des soldats ukrainiens.

Pour le commandement ukrainien, il s’agit de tenir le plus longtemps possible, afin que la Russie y use un maximum d’hommes, d’armements et de munitions et qu’elle se retrouve affaiblie lorsque l’Ukraine lancera sa contre-offensive attendue prochainement. « Il faut gagner du temps pour accumuler des réserves et lancer une contre-offensive », avait déclaré le général Syrsky samedi.

Accord de la mer Noire

Sur un autre plan, la Russie s’est dit lundi favorable au renouvellement de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, qui expire le 18 mars, pour 60 jours, et non 120 comme cela a été le cas jusqu’à présent. L’annonce a été faite par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, à l’issue des pourparlers qu’il a tenus à Genève (Suisse) avec le chargé des affaires humanitaires de l’ONU, Martin Griffiths, et la secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), Rebeca Grynspan. Cet accord dit de la mer Noire, signé en juillet 2022 pour 120 jours entre l’ONU, l’Ukraine, la Russie et la Turquie, a permis de limiter la grave crise alimentaire mondiale provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février. Il avait été renouvelé en novembre pour 120 jours et a jusqu’à présent permis d’exporter plus de 24 millions de tonnes de céréales depuis les ports ukrainiens, selon l’ONU.

Source : AFP

Les importations d’armes en Europe ont doublé en 2022

Les importations d’armement en Europe ont quasiment doublé en 2022, tirées par les livraisons massives vers l’Ukraine devenue troisième destination mondiale, selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié lundi. Avec une envolée de 93 % sur un an, les importations ont aussi augmenté du fait de l’accélération des dépenses militaires de plusieurs États européens comme la Pologne et la Norvège, qui devraient encore accélérer, selon cette étude faisant référence. « L’invasion a vraiment provoqué une envolée significative de la demande d’armes en Europe, qui n’a pas encore montré sa pleine puissance et va selon toute vraisemblance mener à de nouvelles hausses d’importations par des États européens », souligne Pieter Wezeman, coauteur du rapport annuel depuis plus de trois décennies. L’Ukraine, jusqu’à l’an dernier un importateur négligeable d’armement, est devenue subitement en 2022 la troisième destination d’armement dans le monde, derrière le Qatar et l’Inde, conséquence directe de l’aide occidentale pour repousser l’invasion russe. À la différence de l’Europe, tous les autres continents affichent un recul des importations sur les cinq dernières années, avec une baisse marquée en Afrique (-40 %), en Amérique du Nord et du Sud (-20 %) et même en Asie (-7 %) et au Moyen-Orient (-9 %), premiers marchés mondiaux. Côté exportateurs, le top 5 mondial au cours des cinq dernières années est toujours assuré par les États-Unis (40 %), puis la Russie (16 %), la France (11 %), la Chine (5 %) et l’Allemagne (4 %).

La Cour pénale internationale (CPI) veut poursuivre des Russes pour crimes de guerre en Ukraine, a rapporté lundi le New York Times, citant deux premiers dossiers que sont ceux des enfants transférés en Russie et les frappes délibérées sur des infrastructures civiles.Selon le média américain, la première affaire concerne l’enlèvement d’enfants ukrainiens qui auraient ensuite été envoyés à l’adoption, ou dans des camps de rééducation. La seconde affaire concerne les accusations selon lesquelles les forces russes ont délibérément ciblé avec des missiles des infrastructures civiles telles que des centrales électriques et hydrauliques.La cour, créée en 2002 pour juger les pires crimes commis dans le monde, aurait également selon le New York Times l’intention de demander des mandats d’arrêt contre plusieurs...
commentaires (1)

"il pourrait " ..... si vraiment elle dépasse les bornes !!

OBEGI CHARLES

20 h 57, le 14 mars 2023

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • "il pourrait " ..... si vraiment elle dépasse les bornes !!

    OBEGI CHARLES

    20 h 57, le 14 mars 2023

Retour en haut