La Russie a présenté vendredi comme une « tentative » de coup d’État occidentale les manifestations massives en Géorgie qui ont contraint le gouvernement à abandonner un projet de loi comparé par ses détracteurs à une législation russe répressive. Après trois jours de manifestations ayant rassemblé des dizaines de milliers de personnes, le Parlement géorgien a finalement révoqué vendredi ce projet de loi. Des centaines de personnes se sont rassemblées près du Parlement pour se réjouir de leur victoire, en brandissant des drapeaux de la Géorgie et des pancartes « Nous sommes l’Europe. »
Ce mouvement de contestation illustre la crise politique qui agite depuis plusieurs années le pays du Caucase, candidat à l’Union européenne où une partie de la population redoute une dérive autoritaire sur le modèle russe. Les manifestants comparaient le projet de loi abandonné à un texte en vigueur en Russie sur les « agents de l’étranger » utilisé pour faire taire les ONG, les médias et les opposants du Kremlin. Mais la présidence russe a estimé que ce projet de loi décrié n’était qu’un prétexte, voyant dans le mouvement de contestation en Géorgie « la main » des États-Unis s’efforçant de provoquer « un sentiment antirusse ».


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