Mayssa Jallad fait ressurgir en musique les fantômes de la guerre des hôtels...
À la faveur de son premier album solo « Marjaa : The battle of the hotels » produit par Fadi Tabbal, l’artiste déploie un projet-concept de préservation expérimentale qui lui permet de revenir sur un pan de la guerre jusque-là voué au silence... À découvrir en concert ce soir, samedi 4 mars, au Mina Image Center.
En repensant à son enfance, Mayssa Jallad se souvient précisément d’un sentiment de malaise, de presque vertige qui survenait à chaque fois qu’elle sillonnait Beyrouth. Quelque chose qui se déclenchait dès que ses yeux croisaient les carcasses vides de ces bâtiments mythiques et troubles, chargés d’histoires mais sans histoire véritable, que sont le Holiday Inn, l’hôtel Normandy ou la tour Murr, pour n’en citer que certains... « Même si j’étais très jeune à l’époque, j’avais l’impression qu’il y avait quelque chose qu’on ne racontait pas sur Beyrouth et ses multiples bâtisses monumentales et délabrées. C’était comme une sorte de non-dit par rapport à une violence visible, perceptible, mais qu’on voulait à tout prix effacer », confie-t-elle aujourd’hui. À force de questions sans réponse, à force de bribes de récits individuels...
En repensant à son enfance, Mayssa Jallad se souvient précisément d’un sentiment de malaise, de presque vertige qui survenait à chaque fois qu’elle sillonnait Beyrouth. Quelque chose qui se déclenchait dès que ses yeux croisaient les carcasses vides de ces bâtiments mythiques et troubles, chargés d’histoires mais sans histoire véritable, que sont le Holiday Inn, l’hôtel Normandy ou la tour Murr, pour n’en citer que certains... « Même si j’étais très jeune à l’époque, j’avais l’impression qu’il y avait quelque chose qu’on ne racontait pas sur Beyrouth et ses multiples bâtisses monumentales et délabrées. C’était comme une sorte de non-dit par rapport à une violence visible, perceptible, mais qu’on voulait à tout prix effacer », confie-t-elle aujourd’hui. À force de questions...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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Bravo pour Maysa Jallad. A travers les arts, on maintient la vie à une ville qui en a tellement besoin. D'autres jeunes talents devraient suivre son parcours, l'argent ne fera jamais le bonheur, l'art lui, restera.
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Raed Habib
09 h 18, le 04 mars 2023
Avec les maux qui continuent de s'abattre sur ce qui reste du Liban on a presque la nostalgie de cette bataille des hotels et ses mythes de miliciens devenus les heros en mourant pour une patrie qu'ils croyaient vivante mais qui continue de mourir.
Bravo pour Maysa Jallad. A travers les arts, on maintient la vie à une ville qui en a tellement besoin. D'autres jeunes talents devraient suivre son parcours, l'argent ne fera jamais le bonheur, l'art lui, restera.
09 h 18, le 04 mars 2023