67% : C’est la hausse en glissement annuel des investissements directs étrangers (IDE) au Liban à fin juin 2022, pour un total de 306,5 millions de dollars, contre 183,4 millions l’année précédente, selon les chiffres fournis par la Banque du Liban et relayés par le Lebanon this Week de Byblos Bank.
Dans le détail, 282,6 millions de dollars ont été reçus lors du premier trimestre de l’an dernier (+366,4 % en glissement annuel) et 24 millions lors du second (-80,5 %). Ainsi, les investissements reçus au premier semestre 2022 représentent le second niveau le plus bas d’IDE effectués au Liban depuis que la BDL a commencé à publier les chiffres détaillés de la balance des paiements en 2002. Le plus bas niveau a été comptabilisé lors de la première moitié de 2021.
À noter que le niveau d’IDE reçus est très en dessous de la moyenne enregistrée au premier semestre des années 2002-2021 et qui s’est établie à 1,3 milliard de dollars. Le niveau le plus haut a quant à lui été enregistré en 2009 et a atteint 1,98 milliard de dollars, suite à la crise des subprimes de 2008.

Toutefois, les chiffres enregistrés en 2020 sont un trompe-l’œil (1,1 milliard de dollars). En effet, depuis la fin de l’été 2019, les banques libanaises ont imposé des restrictions illégales sur les retraits et transferts en devises. C’est la raison pour laquelle les déposants lésés, résidents comme non-résidents, se sont rués en 2020 vers l’immobilier libanais, certains promoteurs endettés acceptant alors ces dollars bloqués, qui seront appelés par la suite les « dollars libanais ». De plus, l’instabilité régnait dans le pays en raison de nombreux blocages politiques, en particulier au niveau du calcul des pertes, de la modification de la politique monétaire – cinq taux de change cohabitaient alors sur le marché. Le tout sur fond de crise sanitaire liée au Covid-19.
En 2021 et 2022, la situation s’est avérée meilleure. En effet, d’un côté, la crise sanitaire était plus maîtrisée grâce à la mise en place de vaccins et, de l’autre, les promoteurs immobiliers endettés avaient plus ou moins remboursé leurs dettes. Il ne restait alors, en majorité, que ceux qui pouvaient patienter et exigeaient des « dollars frais », en libre circulation et en opposition aux devises bloquées dans les banques libanaises.
Les IDE depuis le Liban ont, eux, atteint 69,8 millions de dollars à fin juin 2022, contre un désinvestissement de 664,2 millions de dollars durant la même période. Dans le détail, ce sont 37,1 millions de dollars qui ont été investis lors du premier trimestre de l’an dernier et 32,8 millions lors du deuxième. Les IDE depuis le Liban ont ainsi atteint leur troisième plus bas niveau de la période 2002-2022 (au premier semestre), le premier étant 0,2 million de dollars enregistré en 2002, suivi par 39,1 millions de dollars en 2020.


Article trompe l oeil. IDE dans quoi au juste? article tres vague.. j'ai du le lire 3 fois pour bien comprendre que j'ai rien compris :)
17 h 53, le 27 février 2023