« Je suis un être humain » : à la surprise générale, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé mercredi sa démission après huit ans au pouvoir, un départ qui porte un coup aux velléités d’indépendance de la nation britannique. Tout en faisant de l’indépendance écossaise le combat d’une vie, qu’elle portait avec détermination sans arriver à surmonter l’opposition de Londres, elle a décidé de jeter l’éponge. Visiblement émue, parfois au bord des larmes, la dirigeante de 52 ans a indiqué devant la presse à Édimbourg qu’elle céderait son poste dès que le Parti national écossais (SNP) aurait désigné son successeur. « Ce travail est un privilège, mais aussi très difficile », a-t-elle souligné. « Je suis un être humain », a-t-elle expliqué. « J’aurais pu faire quelques mois de plus, peut-être six mois, un an, a-t-elle estimé. Mais avec le temps j’aurais eu de moins en moins d’énergie pour mon travail et je ne peux le faire qu’à 100 %, c’est ce que le pays mérite. » Son départ, sans successeur évident (elle a refusé d’apporter un soutien à quelqu’un), porte un coup à la cause indépendantiste, dont elle était une figure incontestée, déterminée et appréciée du public, et qu’elle soutenait depuis son adolescence.
Monde - Écosse
Démission surprise de la Première ministre indépendantiste Nicola Sturgeon
OLJ / le 16 février 2023 à 00h00


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