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Réunion de Paris: chez Bou Habib, les ambassadeurs appellent aux réformes et à l'élection d'un président


Réunion de Paris: chez Bou Habib, les ambassadeurs appellent aux réformes et à l'élection d'un président

De gauche à droite : l'ambassadeur du Qatar Abdel Aziz Sehlaoui, l’ambassadrice des États-Unis Dorothy Shea, l’ambassadrice de France Anne Grillo, le ministre libanais sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, le chargé d’affaires saoudien Farès Amoudi et l'ambassadeur d'Égypte Yasser Alaoui, à Beyrouth, le 15 février 2023. Photo envoyée par notre correspondante Hoda Chedid

Les ambassadeurs des cinq puissances étrangères qui se sont réunies à Paris le 6 février pour discuter du Liban ont appelé le gouvernement libanais à adopter des réformes immédiates et à élire un nouveau président, lors d'une réunion avec le ministre sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib mercredi.

L'ambassadrice des États-Unis au Liban Dorothy Shea, son homologue française Anne Grillo, l'ambassadeur d'Égypte Yasser Alaoui, celui du Qatar Abdel Aziz Sehlaoui et le chargé d’affaires saoudien Farès Amoudi ont informé M. Bou Habib du résumé de leur réunion dans la capitale française et ont souligné la nécessité d'organiser "rapidement l'élection d'un président de la République", rapporte le palais Bustros dans un communiqué.

Les diplomates ont également exhorté les autorités libanaises à commencer "à mener les réformes économiques et financières nécessaires, sachant que les cinq pays tiendront des réunions ouvertes pour suivre l'évolution de la situation".

Le Liban est sans président depuis l'expiration du mandat de Michel Aoun le 31 octobre dernier. Le gouvernement actuel, démissionnaire depuis les élections législatives de mai 2022, ne dispose pas des pleins pouvoirs et se contente d'expédier les affaires courantes, alors que le Liban patauge dans une sévère crise économique depuis plus de trois ans. 

Les cinq ambassadeurs ont également rencontré le président du Parlement, Nabih Berry, et le Premier ministre sortant Nagib Mikati lundi. Plusieurs puissances occidentales et régionales avaient prévenu d'une "remise en cause globale des relations" avec le Liban si le Parlement ne parvenait pas à élire un président dans ce contexte d'aggravation de la crise financière, avait déclaré le bureau de M. Mikati après la réunion de lundi.

Un "véritable soutien" au Liban ne sera accordé qu'après l'élection d'un président et la mise en œuvre des réformes indispensables pour obtenir des milliards de dollars auprès des prêteurs internationaux, selon une déclaration commune des cinq pays.

Lors d'une réunion à Paris la semaine dernière, les participants ont discuté de l'élection du prochain président libanais, du programme qu'il devrait suivre et du profil du candidat idéal, ainsi que de sa ligne politique et de sa feuille de route économique et financière.

Un diplomate arabe ayant assisté à la réunion de Paris a déclaré à L'Orient Le Jour la semaine dernière que "les participants ont convenu que la crise libanaise ne sera pas résolue par la simple élection du futur président".

D'autres ont déclaré à L'OLJ que "la première réunion [de Paris] a été jugée positive par plusieurs sources diplomatiques concernées, d'autant plus que les cinq pays se sont mis d'accord sur les grandes lignes, notamment le respect de la Constitution, de l'accord de Taëf et des résolutions internationales."

La réunion de Paris constitue une feuille de route pour que le Liban sorte de l’impasse et puisse bénéficier de l’aide internationale. La balle est donc dans le camp des Libanais, sachant que la France s’active pour informer les responsables du bilan des discussions.

"Si des résultats positifs sont enregistrés, ces pays pourront se réunir de nouveau ou rassembler les protagonistes libanais autour d’une table, à Beyrouth ou dans une autre capitale, pour finaliser l’entente", avait indiqué un diplomate occidental à L'OLJ.

Les ambassadeurs des cinq puissances étrangères qui se sont réunies à Paris le 6 février pour discuter du Liban ont appelé le gouvernement libanais à adopter des réformes immédiates et à élire un nouveau président, lors d'une réunion avec le ministre sortant des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib mercredi.L'ambassadrice des États-Unis au Liban Dorothy Shea, son homologue française Anne Grillo, l'ambassadeur d'Égypte Yasser Alaoui, celui du Qatar Abdel Aziz Sehlaoui et le chargé d’affaires saoudien Farès Amoudi ont informé M. Bou Habib du résumé de leur réunion dans la capitale française et ont souligné la nécessité d'organiser "rapidement l'élection d'un président de la République", rapporte le palais Bustros dans un communiqué.Les diplomates ont également exhorté les autorités libanaises à...