Marc Tarabella a été placé en garde en vue hier dans l’enquête sur des soupçons de corruption au sein du Parlement européen impliquant le Qatar et le Maroc. L’élu socialiste de 59 ans avait été privé de son immunité parlementaire le 2 février. Une décision sur un éventuel placement en détention provisoire doit être prise dans les deux jours après son interpellation. Parallèlement à celle-ci, plusieurs bureaux de la mairie d’Anthisnes (Est) – où M. Tarabella est bourgmestre – ont été perquisitionnés, ainsi qu’« un coffre bancaire situé à Liège », a déclaré le parquet. Lorsque le scandale a éclaté au Parlement européen, aucun argent liquide n’avait été retrouvé à son domicile, perquisitionné parmi d’autres. Suspect-clé du dossier, l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri, désormais « repenti », a mis en cause Marc Tarabella. Qualifiant initialement l’attribution de la Coupe du monde au Qatar d’« erreur de casting », l’eurodéputé belge avait fini par reconnaître les « progrès » faits par le pays, et regretté « le discours unilatéralement négatif » sur l’émirat.
Monde - Corruption
Un eurodéputé belge interpellé dans le scandale du « Qatargate »
OLJ / le 11 février 2023 à 00h00


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