Le trou de la couche d’ozone pourrait se résorber d’ici à quatre décennies, mais de potentiels projets de géo-ingénierie solaire destinés à limiter le réchauffement climatique pourraient avoir des effets indésirables, ont mis en garde des scientifiques lundi. « Si les politiques actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver les valeurs de 1980 (avant l’apparition du trou) d’ici à environ 2066 au-dessus de l’Antarctique, 2045 au-dessus de l’Arctique et 2040 dans le reste du monde », indique l’ONU Environnement dans son estimation quadriennale. « L’élimination progressive de près de 99 % des substances interdites qui détruisent l’ozone a permis de préserver la couche d’ozone et contribué de façon notable à sa reconstitution dans la haute stratosphère et à une diminution de l’exposition humaine aux rayons ultraviolets (UV) nocifs du soleil », notent les experts mandatés par l’ONU. Le trou de la couche d’ozone a été créé par la pollution d’origine humaine, particulièrement par les chlorofluorocarbures (CFC) autrefois émis par de nombreux réfrigérateurs. Au cours des dernières décennies, la coopération mondiale lui a cependant donné une chance de se reconstituer. Le Protocole de Montréal (Canada), signé en 1987 et ratifié par 195 pays, a fortement réduit la quantité de CFC dans l’atmosphère, et la couche d’ozone va pouvoir se reconstituer complètement, selon les estimations de l’ONU.
Monde - Environnement
La couche d’ozone en bonne voie de se reconstituer en quatre décennies, selon l’ONU
OLJ / le 10 janvier 2023 à 00h00


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