Édito

Dépôt de bilan

L’année 2022 qui vient de s’achever aura été désastreuse à plus d’un égard pour les Libanais : une fin de règne marquée par une crise économique et financière sans précédent, une justice paralysée ou sélective, un accord avec Israël qui a tourné à l’avantage de ce dernier malgré le triomphalisme affiché, l’enquête du port torpillée, la présence coûteuse de deux millions de réfugiés que les organisations internationales ne semblent pas pressées de rapatrier… En dépit de ces facteurs, la saison des fêtes aura été exceptionnelle pour de nombreux commerçants pris de court par l'afflux massif de nos compatriotes établis à l'étranger. Ce constat implique que la diaspora et les investisseurs sont toujours prêts à soutenir le pays pour peu que nos braves dirigeants nous garantissent un minimum de stabilité et ne renient pas notre environnement arabe. Il met à la charge de nos députés la responsabilité d’élire au plus vite un président de la République susceptible d’assurer cette stabilité et de conduire les réformes nécessaires pour renflouer le navire. Mais tout comme l'inertie de la justice profite aux corrompus, la vacance présidentielle ne convient-elle pas à ceux qui ont établi un État dans l'État et à leurs acolytes qui, en application de l'expression « Après moi le déluge », ne pensent qu'à sauvegarder leurs intérêts mesquins ? Poser la question, c'est déjà douter.



L’année 2022 qui vient de s’achever aura été désastreuse à plus d’un égard pour les Libanais : une fin de règne marquée par une crise économique et financière sans précédent, une justice paralysée ou sélective, un accord avec Israël qui a tourné à l’avantage de ce dernier malgré le triomphalisme affiché, l’enquête du port torpillée, la présence coûteuse de deux...

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