L’avocat de l’étudiant français Sébastien Raoult, réclamé par la justice américaine pour cybercriminalité, a indiqué avoir saisi mercredi le Comité contre la torture de l’ONU, redoutant sa prochaine extradition. La Cour de cassation du Maroc a émis en août un « avis favorable » à l’extradition du jeune homme, arrêté le 31 mai à Tanger sur la base d’une notice rouge émise par Interpol à la demande de Washington, mais la décision finale de son transfèrement revient au Premier ministre marocain. L’ancien étudiant en informatique est accusé par la justice américaine de complot en vue de commettre fraude et abus électronique, vol d’identité grave et d’être un membre des « ShinyHunters », groupe de « cybercriminels » soupçonnés par Washington d’être derrière des cyberattaques d’entreprises, ce qu’il conteste. L’avocat de l’étudiant espère suspendre le transfèrement de son client, demandant au Comité « d’avoir la même position que la Cour européenne des droits de l’homme selon laquelle il ne peut pas y avoir d’extradition lorsque la personne encourt une peine perpétuelle réelle, soit jusqu’à sa mort, sans garanties diplomatiques d’une possibilité d’aménagement de peine », alors que son client encourt 116 ans de prison aux États-Unis.


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