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Monde - Attaque

Trois morts et trois blessés par des tirs à Paris, un homme en garde à vue

Un suspect d’une soixantaine d’années a été interpellé et placé en garde à vue après une fusillade près d’un centre culturel kurde.

Trois morts et trois blessés par des tirs à Paris, un homme en garde à vue

Des personnes rassemblées près de la rue d’Enghien, dans le dixième arrondissement de Paris, après que des coups de feu aient tué et blessé plusieurs personnes près d’un centre culturel kurde, le 23 décembre 2022. Sarah Meyssonnier/Reuters

Trois personnes ont été tuées par balle et trois blessées, dans le dixième arrondissement de Paris, par un homme de nationalité française qui a été interpellé et placé en garde à vue, selon des sources concordantes. Les faits, qualifiés « d’acte odieux » par la Première ministre Élisabeth Borne, se sont produits rue d’Enghien, près d’un centre culturel kurde, dans un quartier commerçant prisé de la communauté. Une enquête a été ouverte des chefs d’assassinat, homicides volontaires et violences aggravées. Les investigations ont été pour l’heure confiées à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

« Il y a trois décédés, une personne en état d’urgence absolue, deux personnes en état d’urgence relative, et le mis en cause qui a pu être interpellé est également blessé, notamment au visage », a détaillé la procureure de la République de Paris Laure Beccuau devant la presse. L’interpellé a été placé en garde à vue peu après les faits. Ses motivations n’étaient pas connues immédiatement. Le parquet national antiterroriste et ses services sont venus sur place, mais il n’y a pour le moment « aucun élément qui privilégierait la nécessité de leur saisine », a ajouté la procureure.

Selon deux sources policières, l’homme interpellé, un conducteur de train à la retraite de nationalité française et âgé de 69 ans, est connu pour deux tentatives d’homicide commises en 2016 et décembre 2021. Mme Beccuau s’est refusée à commenter les motivations du tireur présumé. « Quant aux motifs racistes des faits, ils vont évidemment faire partie des investigations qui viennent de débuter », a-t-elle toutefois poursuivi.

En déplacement dans le nord du pays, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué sur Twitter qu’il rentrait à Paris « à la suite de la dramatique fusillade qui s’est déroulée ce (vendredi) matin ». « Toutes mes pensées vont aux proches des victimes », a-t-il poursuivi. Sur place, l’émotion était vive autour de la rue en partie bouclée par un important dispositif policier. Des membres du Centre culturel Ahmed Kaya étaient en pleurs, se prenant dans les bras pour se consoler. Certains, s’adressant à la police, criaient « Cela recommence, vous ne nous protégez pas, ils nous tuent ». Plus tard dans la journée, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants kurdes qui s’étaient rassemblés près du centre où a eu lieu l’attaque en matinée. En retour, les manifestants ont lancé des projectiles dans leur direction, brûlé des poubelles et érigé des barricades dans la rue. Ces incidents ont débuté lorsque la foule s’est heurtée à un cordon de forces de l’ordre qui protégeait le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin, venu sur place pour faire le point sur l’enquête et s’adresser aux journalistes.

Panique totale

« Le tireur a manifestement voulu s’en prendre à des étrangers », a estimé le ministre sur place. L’homme, qui a « manifestement agi seul », avec une arme de poing, « n’était pas fiché comme étant quelqu’un d’ultradroite ou extrémiste qui participerait à des organisations illicites », a-t-il ajouté.Présente au moment de l’attaque, Selma Akkaya, journaliste et activiste kurde, a indiqué qu’« il y a six personnes blessées », parmi elles « un célèbre chanteur kurde ». L’auteur des faits a tiré, selon elle, « en direction d’un salon de coiffure ». « Sept à huit coups de feu dans la rue, c’est la panique totale, on est restés enfermés à l’intérieur », a témoigné une commerçante d’un immeuble voisin souhaitant garder l’anonymat. « On a vu un vieux monsieur blanc rentrer et tirer dans le centre culturel kurde, puis il est allé dans le salon de coiffure à côté », à l’angle avec la cour des Petites Écuries. « On s’est réfugiés dans le restaurant avec les salariés », a témoigné Romain, le directeur adjoint du restaurant Pouliche Paris, dans la rue, joint par téléphone.

La rue d’Enghien et le quartier comptent de nombreux restaurants, bars et commerces et ses trottoirs comme ceux des rues adjacentes grouillent habituellement de passants. Selon un autre témoin, un habitant du quartier qui passait dans la rue, « il y avait des gens en panique qui criaient à des policiers : “Il est là, il est là, avancez” en désignant un salon de coiffure ».

« J’ai vu des policiers rentrer dans le salon où j’ai vu deux personnes à terre, blessées aux jambes, j’ai vu le sang », a-t-il ajouté, décrivant des « gens sous le choc et en panique ». Le Centre Ahmet Kaya, ainsi prénommé en hommage au célèbre chanteur éponyme, est une association loi 1901 ayant pour objectif de « favoriser l’insertion progressive » de la population kurde installée en Île-de-France.

Sources : agences

Trois personnes ont été tuées par balle et trois blessées, dans le dixième arrondissement de Paris, par un homme de nationalité française qui a été interpellé et placé en garde à vue, selon des sources concordantes. Les faits, qualifiés « d’acte odieux » par la Première ministre Élisabeth Borne, se sont produits rue d’Enghien, près d’un centre culturel kurde, dans un quartier commerçant prisé de la communauté. Une enquête a été ouverte des chefs d’assassinat, homicides volontaires et violences aggravées. Les investigations ont été pour l’heure confiées à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.« Il y a trois décédés, une personne en état d’urgence absolue, deux personnes en état d’urgence relative, et le mis en...
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Les kurdes doivent remercier la France pour l’accueil et pas attaquer la police …

Eleni Caridopoulou

17 h 08, le 24 décembre 2022

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Commentaires (1)

  • Les kurdes doivent remercier la France pour l’accueil et pas attaquer la police …

    Eleni Caridopoulou

    17 h 08, le 24 décembre 2022

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