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Lifestyle - Coolitude

Les cartes de Noël, une idée de Sir Henry Cole, un homme pressé

Le mécène et homme d’affaires à l’agenda surchargé avait trouvé un moyen de gagner du temps en créant une nouvelle manière de rédiger et envoyer ses vœux de Noël aux amis.

Les cartes de Noël, une idée de Sir Henry Cole, un homme pressé

La première carte postale datant de 1843. Photo Creative Commons

Éminent mécène des arts doublé d’un innovateur dans le domaine du commerce, le Britannique Sir Henry Cole (1808-1882) naviguait dans les cercles sociaux de l’élite du début de l’Angleterre victorienne. Selon Ace Collins, auteur de Stories Behind the Great Traditions of Christmas, « il avait le malheur d’avoir trop d’amis ! Il devait donc trouver le moyen de répondre, en peu de temps, à toutes leurs lettres ». Car, durant la période des fêtes, tout le monde se devait d’envoyer des lettres à tout le monde ! En 1843, cette vieille coutume a connu un grand élan avec l’expansion récente du système postal britannique qui avait introduit le Penny Post, permettant à l’expéditeur d’expédier une lettre ou une carte n’importe où dans le pays en apposant uniquement un timbre d’un sou sur l’enveloppe. Tout le monde s’était donc mis de plus belle à cette correspondance festive. Sir Cole, qui avait été anobli et qui fut le fondateur du Victoria and Albert Museum de Londres, était un homme très occupé, faisant notamment partie de la A-List anglaise (à comprendre la crème de la crème). Alors qu’il évaluait les piles de correspondance sans réponse qui l’attendaient, il se demandait comment s’en sortir. « Dans l’Angleterre victorienne, il était considéré comme impoli de ne pas répondre à son courrier et, lui, réfléchissait à la manière de satisfaire rapidement ses nombreuses connaissances », précise Ace Collins.

Incontournable Roman Rockwell. Photo tirée du compte Twitter Roman Rockwell Christmas Card

Premières cartes

Cole a alors une idée ingénieuse : après avoir approché un ami artiste, J.C. Horsley, il lui demande de concevoir une création qu’il avait esquissée dans son esprit. Aussitôt dit, aussitôt fait, Horsley esquisse un triptyque illustrant une famille à table célébrant la fête de Noël, flanquée d’images de personnes aidant les pauvres. Il a ensuite fait faire mille copies par un imprimeur londonien sur un morceau de carton rigide. En haut de chacun, se trouvait le mot « To » (à) avec un espace lui permettant de personnaliser sa réponse avec le nom des personnes et cette phrase : « À vous, un joyeux Noël et une bonne année. » La première carte de Noël était ainsi née en 1843, mais il a fallu plusieurs décennies pour qu’elle fasse son chemin, aussi bien en Grande-Bretagne qu’aux États-Unis. Néanmoins, elle était devenue partie intégrante des célébrations de la clôture de l’année. Selon le Smithsonian Magazine, Louis Prang, un immigrant prussien qui possédait une imprimerie près de la ville de Boston, est crédité d’avoir créé la première carte de Noël produite aux États-Unis en 1875. Elle était très différente de celle de Cole et Horsley 30 ans plus tôt, car elle ne contenait même pas une image de Noël, mais une fleur peinte accompagnée de l’inscription « Joyeux Noël ». C’est vers la fin du XIXe siècle que l’engouement pour les cartes de ce genre a trouvé de nombreuses inspirations.

La carte signée Jackie Kennedy. Photo tirée du compte Facebook Jackie Kennedy Christmas Card

Dali, Calder et Jackie Kennedy, illustrateurs

L’industrie moderne des cartes de Noël a été lancée en 1915, lorsqu’une jeune entreprise d’impression de cartes postales basée à Kansas City a été créée à cet effet par Joyce Hall, rejointe plus tard par ses frères Rollie et William. C’est ainsi qu’ils ont publié leur première carte de vœux. La société Hall Brothers (qui, une décennie plus tard, a changé son nom en Hallmark) a rapidement opté pour un nouveau format de cartes à glisser dans une enveloppe. « Cette version laissait plus d’espace aux gens pour rédiger leurs vœux, sans qu’ils aient pour autant avoir à écrire une lettre entière », explique Steve Doyal, vice-président des affaires publiques chez Hallmark. Puis les pères Noël en habits rouges ont fait leur apparition, entourés d’étoiles brillantes et de joyeux messages, et sont devenus extrêmement populaires entre 1930 et 1950. Alors que la demande de cartes augmentait, Hallmark et ses concurrents se sont mis à chercher de nouvelles idées pour satisfaire leur clientèle, en faisant notamment appel à des artistes célèbres pour les concevoir selon leurs propres visions. Parmi ces grandes signatures, Salvador Dali, Grandma Moses et Norman Rockwell se sont pliés au jeu. Les créations de Rockwell sont encore réimprimées et les archives de l’American Art Museum du Smithsonian possèdent une fascinante collection de cartes de Noël conçues par des artistes tel Alexander Calder. Même Jacqueline Kennedy a peint deux modèles de cartes de Noël pour Hallmark en 1963. Ses modèles, y compris Glad Tidings et The Journey of the Magi, devaient être vendus au profit du Centre Kennedy.

Éminent mécène des arts doublé d’un innovateur dans le domaine du commerce, le Britannique Sir Henry Cole (1808-1882) naviguait dans les cercles sociaux de l’élite du début de l’Angleterre victorienne. Selon Ace Collins, auteur de Stories Behind the Great Traditions of Christmas, « il avait le malheur d’avoir trop d’amis ! Il devait donc trouver le moyen de répondre, en peu de temps, à toutes leurs lettres ». Car, durant la période des fêtes, tout le monde se devait d’envoyer des lettres à tout le monde ! En 1843, cette vieille coutume a connu un grand élan avec l’expansion récente du système postal britannique qui avait introduit le Penny Post, permettant à l’expéditeur d’expédier une lettre ou une carte n’importe où dans le pays en apposant uniquement un timbre d’un sou sur...
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