Une enquête menée par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) et l’Observatory of Political and Economic Network (OPEN), publié vendredi dernier, révèle qu’une société malaisienne liée aux gardiens de la révolution iraniens, le bras armé de la République islamique, est l’actionnaire majoritaire de la société Wafa, troisième opérateur de téléphonie mobile, qui a reçu sa licence en février dernier en Syrie. L’État syrien et des hommes d’affaires liés au clan Assad figurent par ailleurs au nombre des actionnaires. Selon le quotidien français Le Monde, « ce partenariat avec le pouvoir syrien constitue un “retour sur investissement” attendu par l’Iran en contrepartie du soutien qu’il a apporté au régime Assad dans la guerre civile ». Téhéran a soutenu militairement Damas, mais aussi financièrement, à hauteur de 20 à 30 milliards de dollars, notamment par l’importation à crédit de pétrole. L’investissement des Iraniens dans le secteur des télécoms est considéré comme rentable malgré la crise économique majeure qui secoue la Syrie. Il est par ailleurs stratégique en matière de surveillance, confortant ainsi les ambitions iraniennes en Syrie.
Moyen-Orient - Partenariat
L’Iran contrôle un des opérateurs de téléphonie mobile en Syrie
OLJ / le 12 décembre 2022 à 00h00


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