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Moyen-Orient - Terrorisme

L’EI annonce la mort de son chef

L’EI annonce la mort de son chef

Un drapeau du groupe jihadiste État islamique décroché par un combattant kurde, le 30 avril 2017, dans la région de Raqqa, en Syrie. Delil Souleiman/Archives AFP

Le groupe État islamique, défait en Irak et en Syrie, a annoncé mercredi la mort de son chef, Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi, précisant qu’il avait été tué « en combattant les ennemis de Dieu ».

Dans un message audio, le porte-parole du groupe jihadiste a annoncé qu’un nouveau « calife des musulmans », Abou al-Hussein al-Husseini al-Qourachi, avait été nommé.

Le porte-parole du groupe, Abou Omar al-Muhajir, ne précise pas dans son message les circonstances de la mort du chef du groupe, un Irakien. Il ne donne pas non plus d’indication sur le nouveau chef du groupe, qui porte le même nom al-Qourachi que son prédécesseur, qui se réfère à la tribu du prophète Mahomet, dont le « calife » autoproclamé doit être un descendant.

Depuis, l’organisation a plusieurs fois été déstabilisée par la mort ou la capture de ses dirigeants. Le premier chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi al-Qourachi, avait été tué lors d’un raid américain en 2019 en Syrie, et son successeur, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, a été éliminé en février dans une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest du pays.

Abou Ibrahim tué par les Américains

Le président américain Joe Biden avait personnellement annoncé le 3 février dernier la mort d’Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, qui s’était fait exploser au cours d’une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, région sous contrôle de jihadistes. Son décès ainsi que celui de l’ancien porte-parole du groupe avaient été confirmés par l’EI le 10 mars. « Nous annonçons, en nous appuyant sur Dieu, une campagne bénie pour nous venger » de la mort du chef de l’EI, a déclaré Abou Omar al-Mouhajir dans un communiqué audio. L’EI a également appelé ses partisans à reprendre leurs attaques en Europe en saisissant « l’occasion » du « combat entre croisés », en allusion à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.Surnommé « le professeur » ou le « destructeur », il était relativement inconnu, mais a su maintenir la stratégie et l’activité du groupe sous son règne d’environ deux ans. De son vrai nom Amir Mohammad Saïd Abdel Rahman al-Mawla, jihadiste aux multiples alias, il se faisait appeler « l’émir » Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi. Avant d’accéder à la direction de la nébuleuse terroriste, suite à l’élimination de son prédécesseur Abou Bakr al-Baghdadi fin 2019, il avait présidé au massacre de la minorité kurdophone des yazidis.

Cet ancien officier d’origine turkmène de l’armée de Saddam Hussein, diplômé de l’Université des sciences islamiques de Mossoul, s’engage dans les rangs d’el-Qaëda après l’invasion américaine en Irak et la capture de Saddam Hussein en 2003, selon l’ONG américaine Counter-Extremism Project (CEP).

Il est incarcéré en 2004 dans la prison américaine de Camp Bucca (sud de l’Irak), considérée comme la pépinière du jihadisme au Levant, où il rencontre Baghdadi. Libéré pour raisons inconnues, il s’engage aux côtés de son camarade de détention, lequel prend en 2010 le contrôle de la branche irakienne d’el-Qaëda avant de créer successivement l’État islamique en Irak puis l’État islamique en Syrie (Daech en arabe).

Pour sa part, Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi, le troisième du groupe depuis sa création et dont la mort vient d’être annoncée, a jusqu’ici peu fait parler de lui.

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l’EI a vu son « califat » autoproclamé être renversé sous le coup d’offensives successives dans ces deux pays, respectivement en 2017 et 2019. Mais l’État islamique « maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie, et mène une insurrection soutenue de part et d’autre de la frontière entre les deux pays », selon un rapport de l’ONU publié l’an dernier.

Dans ces deux pays, l’organisation jihadiste conserverait « en tout 10 000 combattants actifs », d’après la même source. L’EI a aussi revendiqué des attaques en Afghanistan et au Pakistan, et des groupes jihadistes affiliés opèrent également en Afrique.

Source : AFP


Le groupe État islamique, défait en Irak et en Syrie, a annoncé mercredi la mort de son chef, Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi, précisant qu’il avait été tué « en combattant les ennemis de Dieu ».Dans un message audio, le porte-parole du groupe jihadiste a annoncé qu’un nouveau « calife des musulmans », Abou al-Hussein al-Husseini al-Qourachi, avait été...

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