Rechercher
Rechercher

Monde - Ukraine

Kiev sans eau ni électricité après des frappes russes

Lors d’un vote réalisé quasiment neuf mois jour pour jour après le début de l’invasion russe en Ukraine, le Parlement européen a qualifié hier la Russie d’« État promoteur du terrorisme ».

Kiev sans eau ni électricité après des frappes russes

Des sauveteurs sur le site d’un bâtiment résidentiel détruit par une attaque de missiles russes, dans la ville de Vyshhorod, près de Kiev, en Ukraine, le 23 novembre. Vladyslav Musiienko/Reuters

La capitale ukrainienne, Kiev, se trouvait hier sans eau ni électricité après de nouvelles frappes russes qui ont aussi touché d’autres villes du pays et provoqué des coupures de courant jusqu’en Moldavie voisine. « Les terroristes russes tentent de détruire les installations d’approvisionnement énergétique de l’Ukraine. Aujourd’hui, des explosions ont été enregistrées dans diverses régions du pays », a déploré sur Telegram le chef adjoint de la présidence ukrainienne Kyrylo Tymochenko.

« Un bâtiment de deux étages a été endommagé. Trois personnes sont mortes et six sont blessées », a déclaré l’administration régionale de Kiev sur Telegram sans donner davantage de détails. Le maire de Kiev Vitaly Klitschko a indiqué de son côté qu’un « site d’infrastructure » a été touché, annonçant que l’approvisionnement en eau avait été « suspendu dans tout Kiev » à cause des frappes. Le gouverneur régional Oleksiï Kouleba a, lui, annoncé que « toute la région est sans lumière ». L’opérateur ukrainien privé DTEK a confirmé sur Telegram que « des coupures de courant d’urgence » avaient été mises en place à Kiev pour tenter de « stabiliser la situation dès que possible ». Plus tôt, plusieurs explosions avaient été entendues dans la capitale. À Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, deux frappes de missiles russes ont touché une sous-station électrique, provoquant des coupures de courant dans deux quartiers, selon le gouverneur Maxime Kozytsky. Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré hier un total d’environ 70 missiles de croisière sur l’Ukraine, dont 51 ont été abattus. « En outre, cinq drones kamikazes de type Lancet ont été détruits dans le sud du pays », a-t-elle indiqué sur Telegram.

Les dernières frappes d’ampleur sur Kiev remontent au 17 novembre, quand l’armée russe a bombardé plusieurs villes, dont la capitale, laissant plus de dix millions d’Ukrainiens sans courant, selon le président Volodymyr Zelensky. Autre conséquence directe de ces frappes russes, la Moldavie, elle, déjà en proie à d’importants problèmes énergétiques causés par la guerre en Ukraine, était victime hier de « pannes d’électricité massives » à la suite des frappes russes, selon son vice-Premier ministre Andrei Spinu.

Une maternité bombardée

Lors d’un vote réalisé quasiment neuf mois jour pour jour après le début de l’invasion russe en Ukrainee, le Parlement européen a qualifié hier la Russie d’« État promoteur du terrorisme ». Quelque temps plus tard, le site du Parlement européen a été ciblé par une cyberattaque, a indiqué Jaume Duch, son porte-parole. Sur Twitter, ce dernier a évoqué « une attaque DDOS » (par déni de service) paralysant « la disponibilité du site web » de l’institution. « Les équipes du Parlement travaillent à la résolution du problème dès que possible », a-t-il ajouté.

Le vote des eurodéputés a été rapidement « salué » par le président Zelensky pour qui « la Russie doit être isolée à tous les niveaux et tenue pour responsable afin de mettre fin à sa politique terroriste de longue date en Ukraine et dans le monde entier ». Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a estimé que les frappes d’hier prouvaient que la Russie devait « être reconnue comme un État terroriste dans le monde entier ». La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a de son côté fustigé la décision du Parlement européen, la qualifiant « d’idiotisme ».

Ailleurs en Ukraine, un nouveau-né a été tué dans la nuit dans une frappe russe sur une maternité à Vilniansk, dans la région de Zaporijjia (Sud), à 45 km du front. « Un bâtiment de deux étages abritant une maternité a été détruit par une attaque de missiles », a indiqué sur Telegram le service chargé des situations d’urgence. Suite à cette attaque, un bébé « né il y a deux jours » est mort, a précisé ce service, soulignant que sa mère et le médecin, également présents, ont pu « être sauvés des décombres ». « L’ennemi a une fois de plus décidé d’essayer d’accomplir par la terreur et le meurtre ce qu’il n’a pas pu accomplir en neuf mois » de son invasion de l’Ukraine, a fustigé M. Zelensky sur Telegram. Au total, 39 personnes se trouvaient dans la maternité, mais « dans un autre endroit », au moment de la frappe, ont précisé les secours.

Hier, le président français Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé qu’il aurait « un contact direct » avec son homologue russe Vladimir Poutine « dans les prochains jours » sur le nucléaire civil et la centrale de Zaporijjia que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’avoir bombardée. « Je compte avoir un contact direct avec lui dans les prochains jours sur les sujets du nucléaire civil en premier chef et de la centrale de Zaporijjia, après un échange » avec le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi, a affirmé Emmanuel Macron.

Livraisons d’armes

Malgré des combats toujours violents, dans l’Est notamment, Moscou et Kiev continuent d’échanger des prisonniers de guerre. « Un autre échange a eu lieu aujourd’hui avec Kiev selon la formule 35 pour 35 », a affirmé hier un haut dirigeant de l’autorité d’occupation russe Denis Pouchiline. À la suite de multiples perquisitions dans des monastères ukrainiens soupçonnés de liens avec Moscou, dont le plus important est à Kiev, les services de sécurité (SBU) ont dit hier avoir saisi de l’argent en liquide et de la « littérature prorusse ». Au total, « plus de 350 bâtiments religieux et 850 personnes ont été minutieusement contrôlés », dont « plus de 50 » ont « subi des entretiens approfondis de contre-espionnage », ont indiqué hier les SBU dans un communiqué.

Hier, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient fournir 400 millions de dollars d’aide militaire supplémentaire à l’Ukraine « pour l’aider à se défendre face aux attaques sans répit du Kremlin », a annoncé le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. « Cette tranche de 400 millions de dollars inclut des armes, des munitions et de l’équipement de défense antiaérienne supplémentaires provenant des stocks du ministère américain de la Défense », précise le secrétaire d’État dans un communiqué. La nouvelle aide comprend notamment des générateurs pour aider le pays face aux coupures de courant provoquées par les frappes russes, a annoncé séparément le Pentagone. Les générateurs « auront pour but de soutenir à la fois les besoins civils et militaires en électricité (...) et de soulager la pression sur le réseau électrique », a affirmé le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder, à des journalistes à bord d’un avion militaire américain.

Pour sa part, Londres a annoncé qu’un premier hélicoptère Sea King avait été envoyé en Ukraine et prévoit d’en fournir deux autres. Le ministre britannique de la Défense Ben Wallace, en déplacement en Norvège pour discuter avec ses alliés du soutien militaire apporté à l’Ukraine, a aussi indiqué que Londres allait envoyer 10 000 munitions d’artillerie supplémentaires à Kiev.

Source : AFP


La capitale ukrainienne, Kiev, se trouvait hier sans eau ni électricité après de nouvelles frappes russes qui ont aussi touché d’autres villes du pays et provoqué des coupures de courant jusqu’en Moldavie voisine. « Les terroristes russes tentent de détruire les installations d’approvisionnement énergétique de l’Ukraine. Aujourd’hui, des explosions ont été enregistrées...

commentaires (1)

On dirait que l'Ukraine rattrape le liban en manque d'eau et d'électricité... ne pouvons nous pas leur exporté des idées gibraniennes? non? même pas une ou deux... iza khalouna...

Wlek Sanferlou

19 h 47, le 24 novembre 2022

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • On dirait que l'Ukraine rattrape le liban en manque d'eau et d'électricité... ne pouvons nous pas leur exporté des idées gibraniennes? non? même pas une ou deux... iza khalouna...

    Wlek Sanferlou

    19 h 47, le 24 novembre 2022

Retour en haut