Le personnel médical de l'armée de Corée du Nord reçoit des distinctions pour son combat contre le coronavirus à Pyongyang, le 18 août 2022. Photo d'archives North Korea's Korean Central News Agency (KCNA) via Reuters
Selon l’armée sud-coréenne, Pyongyang a tiré hier deux missiles balistiques de courte portée, une « grave provocation » violant les sanctions de l’ONU. Nouvelle démonstration de force qui fait craindre à Séoul et Washington l’imminence d’un nouvel essai nucléaire de Kim Jong-un. Souvent justifiés comme des « contre-mesures », ces tirs interviennent au moment où les États-Unis et la Corée du Sud terminent douze jours d’exercices militaires conjoints et vont entamer lundi des exercices de défense aérienne. La posture de plus en plus affirmée du Nord a pour effet de renforcer d’anciennes alliances au sein de la région. Mercredi, les vice-ministres des Affaires étrangères américain, japonais et sud-coréen, réunis à Tokyo, se sont engagés à renforcer leur dissuasion dans la région. Le Japon, dont la Constitution pacifiste de 1947 limite pourtant les capacités militaires de ses forces d’autodéfense, a par ailleurs déclaré hier « étudier » l’achat éventuel de missiles de croisière américains Tomahawk, selon le porte-parole du gouvernement nippon.


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