Le Premier ministre désigné Nagib Mikati a présidé hier une nouvelle réunion au Grand Sérail portant sur les préparatifs du budget 2023 et à laquelle ont notamment participé le ministre sortant des Finances Youssef Khalil et le vice-Premier ministre sortant Saadé Chami. Une rencontre similaire s’était déjà tenue la semaine dernière, au lendemain de la signature par la présidence du Conseil de la loi de finances pour l’exercice 2022, adoptée fin septembre au Parlement avec près de neuf mois de retard. Rien n’a toutefois été communiqué à la presse quant au contenu des discussions d’hier.
L’adoption du budget 2022 et son application font partie des conditions préalables à toute aide financière au Liban en crise du Fonds monétaire international, comme requis par ce dernier lors de l’accord préliminaire conclu avec le Liban le 7 avril dernier pour le déblocage d’une aide de 3 milliards de dollars sur quatre ans.
De passage à la mi-septembre à Beyrouth, une délégation du FMI avait rappelé que l’important consistait désormais à voter une loi de finances pour l’exercice 2023 crédible, conforme aux attentes, et cette fois dans les délais. Selon la Constitution, toute loi de finances doit être envoyée au Parlement pour examen avant le 15 octobre de l’année précédente. De toute évidence, c’est donc déjà raté pour le budget de l’an prochain, alors que l’adoption du texte doit être effectuée entre fin 2022 et début 2023 selon la Constitution.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine