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Monde - Conflit

Nouvelles frappes sur la région russe de Belgorod proche de l’Ukraine

Nouvelles frappes sur la région russe de Belgorod proche de l’Ukraine

Un immeuble éventré à Bakhmout suite aux frappes russes sur la ville, le 15 octobre courant. Dimitar Dilkoff/AFP

De nouveaux bombardements ont touché dimanche la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, faisant au moins quatre blessés, a indiqué le gouverneur, ce type d’incidents s’étant multiplié ces derniers jours.

Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe a indiqué que « près de 16 explosions » avaient été entendues dimanche dans cette ville de 330 000 habitants qui, depuis le début de l’offensive en Ukraine, avait été rarement touchée par des tirs. Mais cette semaine, les autorités locales ont dénoncé à plusieurs reprises des frappes de l’armée ukrainienne sur la ville ou des zones proches. Samedi, le gouverneur Gladkov a annoncé un bombardement sur un dépôt de pétrole près de Belgorod. La veille, c’est une centrale électrique qui avait été touchée à Belgorod, entraînant une panne de courant.

Cette grande ville avait jusqu’alors été peu touchée par des tirs, contrairement à d’autres localités de la région plus proches de la frontière ukrainienne, où des frappes mortelles ont déjà eu lieu à plusieurs reprises ces derniers mois.

S’ajoutant à la tension, le ministère russe de la Défense a indiqué que 11 personnes avaient été tuées samedi sur une base militaire de la région et 15 autres blessées lors d’une fusillade qualifiée « d’attentat » par l’armée russe.

Cette fusillade intervient en pleine mobilisation militaire en Russie, décrétée le 21 septembre après des revers de l’armée russe sur le front ukrainien. « Le 15 octobre, sur un terrain d’entraînement du district militaire ouest, dans la région de Belgorod, deux citoyens originaires d’un pays de la CEI ont commis un attentat », a indiqué le ministère russe de la Défense, en référence à la Communauté des États indépendants, une alliance de plusieurs ex-républiques soviétiques. Selon le ministère, « les deux terroristes ont été abattus lors d’un tir de riposte ». Il n’a pas donné plus de précisions sur l’identité des victimes et des auteurs de la fusillade.

Le 21 septembre, le président russe Vladimir Poutine a ordonné une mobilisation militaire « partielle » en Russie pour envoyer des soldats combattre en Ukraine, alors que l’armée russe était en difficulté face à d’importantes contre-offensives ukrainiennes. Début octobre, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a affirmé que plus de 200 000 personnes avaient été mobilisées en Russie depuis cette annonce. Des dizaines de milliers d’autres ont fui le pays pour éviter un enrôlement forcé.

Avancée russe à Bakhmout

Sur un autre plan, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré samedi que la situation sur le terrain militaire était actuellement la « plus difficile » près de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine, quelques jours après que les forces prorusses ont annoncé qu’elles se rapprochaient de cette ville. « Une situation très grave persiste dans les régions de Donetsk et de Lougansk », dans le bassin industriel du Donbass, a déclaré M. Zelensky. « Le plus difficile est près de Bakhmout, comme les jours précédents. Nous tenons toujours nos positions », a-t-il ajouté. Les forces séparatistes soutenues par la Russie dans la région ukrainienne de Donetsk ont déclaré jeudi avoir pris deux villages voisins, Opytine et Ivangrad. Depuis des semaines, les troupes russes pilonnent Bakhmout, une cité qui comptait naguère 70 000 habitants, dans l’espoir de s’en emparer. Depuis des semaines, les troupes ukrainiennes récupèrent de larges pans de territoires dans le sud et l’est de l’Ukraine.

Enfin, la France va former « jusqu’à 2 000 soldats ukrainiens » sur son sol, a annoncé, durant le week-end écoulé, le ministre français des Armées Sébastien Lecornu dans un entretien avec le quotidien Le Parisien. Ces militaires « seront affectés dans nos unités pour plusieurs semaines », a-t-il expliqué, soulignant que les formations porteront sur trois niveaux, « la formation généraliste du combattant », « ensuite, sur des besoins spécifiques signalés par les Ukrainiens, comme la logistique », et « un troisième niveau de formation sur les matériels fournis ».

« Nous faisons cela en respectant les règles de droit sans jamais être dans la cobelligérance, car nous ne sommes pas en guerre. Nous aidons un pays qui est en guerre » après l’invasion de la Russie, fait valoir le ministre.

La France va par ailleurs livrer des systèmes de défense antiaériens Crotale à l’Ukraine, a souligné M. Lecornu, précisant une annonce faite en ce sens mercredi par le président Emmanuel Macron.

Source : AFP

De nouveaux bombardements ont touché dimanche la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, faisant au moins quatre blessés, a indiqué le gouverneur, ce type d’incidents s’étant multiplié ces derniers jours.Dans un communiqué, le Comité d’enquête russe a indiqué que « près de 16 explosions » avaient été entendues dimanche dans cette ville de 330 000 habitants qui, depuis le début de l’offensive en Ukraine, avait été rarement touchée par des tirs. Mais cette semaine, les autorités locales ont dénoncé à plusieurs reprises des frappes de l’armée ukrainienne sur la ville ou des zones proches. Samedi, le gouverneur Gladkov a annoncé un bombardement sur un dépôt de pétrole près de Belgorod. La veille, c’est une centrale électrique qui avait été touchée à Belgorod,...
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