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Monde - Chine

Pékin verrouille tout après des banderoles anti-Xi Jinping

Pékin verrouille tout après des banderoles anti-Xi Jinping

Un agent de sécurité derrière une affiche de bienvenue au 20e congrès national du Parti communiste chinois, à Pékin, le 14 octobre courant. Tingshu Wang /Reuters

La sécurité a été renforcée vendredi à Pékin, tout comme la censure sur internet, pour faire disparaître toute référence à des banderoles hostiles au président Xi Jinping, accrochées dans la capitale juste avant le congrès du Parti communiste prévu dimanche. Ce geste de défiance à l’égard du pouvoir est très inhabituel à Pékin, ville quadrillée à l’ordinaire par une armée de forces de sécurité, de volontaires et de caméras de surveillance. Il l’est encore plus à l’approche du congrès, un événement politiquement sensible qui s’accompagne de mesures de sécurité supplémentaires.

Jeudi, deux banderoles hostiles au dirigeant chinois et aux strictes restrictions de sa politique anti-

Covid ont été suspendues à un pont de Pékin, selon des images virales sur les réseaux sociaux étrangers mais bloquées en chine. « Beaucoup de gens les ont vues », ces banderoles, a confirmé un témoin sous couvert d’anonymat. « Je ne veux pas d’ennuis avec les autorités », s’est-il justifié, précisant que les banderoles avaient rapidement été retirées par les forces de l’ordre.

« Pas de tests Covid, mais je veux manger. Pas de Révolution culturelle, mais des réformes. Pas de confinement, mais la liberté. Pas de dirigeant, mais un vote. Pas de mensonge, mais la dignité. Je ne veux pas être un esclave mais un citoyen », pouvait-on lire sur la première banderole. La seconde appelait les citoyens à se mettre en grève et à chasser « le traître dictateur Xi Jinping ».

Vendredi, la surveillance des ponts à Pékin a été renforcée et une importante présence policière était visible près du pont Sitong où les slogans ont été affichés. La censure est pour sa part montée d’un cran sur internet. La recherche du mot-clé « Pékin » sur le réseau social Weibo n’affichait que des résultats de comptes certifiés, au lieu du torrent habituel de messages d’utilisateurs. Un mot-dièse (#JeLesAiVues), utilisé brièvement par les internautes, était pour sa part indisponible vendredi.

La République populaire surveille étroitement son internet. Les censeurs effacent les contenus qui présentent la politique de l’État sous un mauvais jour ou sont de nature à créer de l’agitation. De nombreux sites de médias étrangers sont par ailleurs indisponibles sans le recours à des logiciels de contournement type VPN.

Source : AFP

La sécurité a été renforcée vendredi à Pékin, tout comme la censure sur internet, pour faire disparaître toute référence à des banderoles hostiles au président Xi Jinping, accrochées dans la capitale juste avant le congrès du Parti communiste prévu dimanche. Ce geste de défiance à l’égard du pouvoir est très inhabituel à Pékin, ville quadrillée à l’ordinaire par une armée de forces de sécurité, de volontaires et de caméras de surveillance. Il l’est encore plus à l’approche du congrès, un événement politiquement sensible qui s’accompagne de mesures de sécurité supplémentaires. Jeudi, deux banderoles hostiles au dirigeant chinois et aux strictes restrictions de sa politique anti-Covid ont été suspendues à un pont de Pékin, selon des images virales sur les réseaux sociaux étrangers mais...
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On aurait affirmé que "Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera"... est ce Xi le signe de ce réveil ou plutôt les protestations contre lui? Ou tout simplement un réveil lent depuis la révolution de 1911 contre l'empereur ...

Wlek Sanferlou

22 h 18, le 15 octobre 2022

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Commentaires (1)

  • On aurait affirmé que "Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera"... est ce Xi le signe de ce réveil ou plutôt les protestations contre lui? Ou tout simplement un réveil lent depuis la révolution de 1911 contre l'empereur ...

    Wlek Sanferlou

    22 h 18, le 15 octobre 2022

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